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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
N'hésitez plus, syndiquez-vous !

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:35
Elections à la carte :  36 317 raisons de voter SNJ

2015, c'est l'année des scrutins. Il n'y a pas que les départementales ou les régionales en décembre mais aussi l'élection de vos représentants au sein de la commission de la carte d'identité des journalistes. Le premier tour du scrutin aura lieu du 24 avril au 12 mai. Vous recevrez votre matériel de vote par courrier.

Si en France, vous avez 36 317 raisons de voter pour les candidats du Syndicat national des journalistes, vous en avez 830 dans les cinq départements normands, soit autant que de journalistes. Pourquoi ? La commission de la carte vous paraît éloignée de vos préoccupations quotidiennes ? Détrompez-vous : elle est au coeur des combats quotidiens des journalistes pour garantir leur statut, leur déontologie. Et dans cette période économique difficile, l'élection est essentielle. Les mouvements de concentration dans toutes les formes de presse génèrent une précarisation croissante des journalistes (plus du quart d'entre eux sont désormais à la pige ou en contrat précaire). A la commission de la carte, les élus du syndicat national des journalistes se battent tous les jours contre la précarisation et la défense du statut et de ses particularités.

Cette année, c'est un vrai tandem que le SNJ présente à vos suffrages avec Anne Bouchet et Thomas Guilbert.

Elections à la carte :  36 317 raisons de voter SNJ

Anne Bouchet, 32 ans, Paris-Normandie :

« Je suis journaliste depuis bientôt 10 ans dans la presse quotidienne régionale, après être passée par l'IUT de journalisme de Tours. Pour cette première candidature à une élection professionnelle, j'ai choisi de porter les couleurs du SNJ à la CCIJP, en tant que correspondante régionale titulaire. Cette commission a un rôle prépondérant dans la défense de notre profession et son indépendance. J'estime qu'elle doit être vigilante face aux évolutions du secteur et l'apparition des nouveaux médias, pour savoir s'adapter tout en garantissant nos droits et nos devoirs en tant que journalistes professionnels. »

Thomas Guilbert, 36 ans, est journaliste au Journal d'Elbeuf (Publihebdos) depuis 2006. « Titulaire de deux licences, en langues étrangères appliquées et en sciences du langage bilingue, j'ai commencé à travailler comme correspondant local de presse, pour le Courrier de l'Eure (à l'époque dans le groupe Hersant Médias). Journaliste depuis 2006 au Journal d'Elbeuf, j'ai adhéré au SNJ en 2013 et suis délégué du personnel depuis 2014.
Être élu à la CCIJP signifie, pour moi, défendre non seulement les valeurs de la profession, mais aussi et surtout, défendre les droits acquis et à acquérir par les salariés permanents et rémunérés à la pige. »

Pourquoi une carte professionnelle ?

Le 22 mai 1936, la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP) se réunit pour la première fois.
Composée à parité de représentants des éditeurs de journaux et de syndicalistes élus par les journalistes, cette commission est chargée par la loi de délivrer une carte professionnelle aux journalistes qui peuvent y prétendre. Car cette loi, adoptée sans débat à l'unanimité du Parlement en mars 1935, donne pour la première fois un statut professionnel aux journalistes.


Mais qui va bénéficier des dispositions très avantageuses destinées aux journalistes ? Comment s'assurer que des intrus ne se glissent pas parmi ceux qui peuvent y prétendre légitimement ? En un mot, qui est journaliste ?
Sagement, la loi reste muette à ce sujet.

La définition – tautologique – qu'elle en donne alors est à peu de choses près toujours en vigueur aujourd'hui : « Le journaliste professionnel est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une publication quotidienne ou périodique éditée en France ou dans une agence française d'informations et qui en tire le principal des ressources nécessaires à son existence. »


En savoir plus avec : http://www.ccijp.net/

Pourquoi voter SNJ : https://www.facebook.com/VotezSnjElectionsALaCcijp?fref=ts

Elections à la carte :  36 317 raisons de voter SNJ
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 11:23

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Victoire pour les salariés de Publihebdos. La justice vient de donner raison au Syndicat national des journalistes (SNJ) : elle reconnaît l’existence d’une unité économique et sociale (UES) élargie.

Dans un jugement rendu le 3 septembre, le tribunal d’instance de Rennes constate que l’UES inclut désormais la société Chronique Editions (la Chronique républicaine, de Fougères), la Société des éditions de Normandie (Sen) et la Société des éditions de Normandie Ouest (Seno).
Depuis le 11 mars 2014, date à laquelle le SNJ a introduit sa requête en justice, les salariés de ces trois filiales font donc partie de plein droit du périmètre du comité d’entreprise. Tous bénéficient désormais, au même titre que les autres salariés de Publihebdos, des acquis de la négociation collective (salaires, intéressement, etc.), des œuvres sociales du CE (chèques vacances, chèques cadeaux...), et de la possibilité d’élire leurs représentants.

Nouvelles élections sous 4 mois

Comme le SNJ le lui demandait, la justice a annulé les élections du mois de mars et a ordonné au groupe Publihebdos d’en organiser de nouvelles, sur le nouveau périmètre de l’UES, dans les quatre mois. Elle l’a, en outre, condamné aux dépens.
Le SNJ a malheureusement dû s’opposer dans cette affaire non seulement à la direction mais aussi à trois organisations syndicales – CFDT, CGT et CGC – qui refusaient de laisser entrer ces filiales dans l’UES, privant ainsi pour trois nouvelles années leurs salariés de leurs droits élémentaires.
La justice les a toutes déboutées en proclamant que les salariés de la Chronique, de la Sen* et de la Seno* avaient les mêmes droits que les autres.

Rennes, le 16 septembre 2014.

*Sen : Côté Caen, Côté Rouen, Côté Laval, le Havre Infos, 76actu.fr, Côté Caux.
*Seno : Côté Brest, Côté Manche, Côté Quimper, Côté Morlaix.
 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:23

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Trente milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales pour les employeurs, sans aucune contrepartie, est-ce responsable ? Financer ce manque à gagner en économisant 50 milliards d’euros sur les dépenses publiques en l’espace de trois ans, au risque de remettre en cause totalement le modèle social français, est-ce bien raisonnable ? Ce cadeau aux patrons, de la part du Président de la République et de son gouvernement, dits « de gauche », ne contraint aucunement les entreprises à s’engager sur le terrain de l’emploi. L’appellation « Pacte de responsabilité » est donc une antiphrase, une formule de communicant.

Comme d’autres secteurs, l’information est aujourd’hui frappée par une grave récession, structurelle autant que conjoncturelle, qui se traduit par une cascade de « plans sociaux », et des suppressions de postes par dizaines de milliers. Force est de constater, et le SNJ le déplore régulièrement, que les exonérations de charges accordées sans contrepartie aux chefs d’entreprise n’ont permis ces dernières années ni une anticipation de la crise, ni les investissements qui auraient pu permettre de la surmonter sans casse sociale. Les milliards d’euros d’aides publiques, engloutis, n’auront servi ni l’emploi, ni la pérennité des entreprises.

Ainsi, plus que jamais, le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, milite pour que l’attribution des aides à la presse soit désormais assujettie à un réel souci de préservation des emplois et de maintien de la diversité des titres ; qu’elle prenne en compte les conditions de travail des salariés, qu’elle soit conditionnée à un engagement loyal des employeurs et de leurs organisations au sein des structures paritaires de la profession. Se battre pour préserver le pluralisme et améliorer la qualité de l’information et son éthique, c’est renforcer la compétitivité du secteur, c’est ça, un vrai « Pacte de responsabilité » !

Membre fondateur de l’Union syndicale Solidaires, le SNJ appelle tous les journalistes à se mobiliser et à participer à la grève et aux manifestations du 18 mars, dans le cadre de l’appel interprofessionnel lancé à l’initiative de Solidaires, de FO, de la CGT et de la FSU.

Paris,

dimanche 16 mars 2014

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:11

 

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Tous au golf

Non, vous ne rêvez pas. Le SNJ, premier syndicat des journalistes, invite ses adhérents au golf d'Evreux le vendredi 14 mars, pour son assemblée générale annuelle. Pourquoi le golf ? La métaphore est bien choisie en ces temps de crise et à la suite, en 2012, de l'envahissement du golf Hersant par les salariés de Paris-Normandie. D'une part le dialogue social dans les entreprises ressemble de plus en plus à un gazon troué. Branches de PQD et de PQR quasi inexistantes, NAO faibles ou nulles, accords Hadopi indignes ou inexistants, GPEC en berne, barêmes de piges au plus bas, plans sociaux et plans de départs volontaires à répétition : le secteur va mal, le dialogue social aussi. La marche forcée vers des économies numériques fait des dégâts collatéraux sans qu'un modèle ne se distingue, laissant craindre – vu la pauvreté intellectuelle des solutions proposées par le patronat – que la transition numérique déjà douloureuse ne devienne une sorte d'ascension d'un Golgotha pour les rares journalistes et titres dont on annonce la survie.

 

Les journalistes doivent-ils payer ce jeu mortifère, doivent-ils tomber dans le bunker catégoriel, comment peuvent-ils rester sur le fairway voire atteindre le green qui garantirait la pérennité des emplois et des titres ?

 

C'est pour tout cela et sur bien d'autres thèmes que le SNJ de Normandie invite ses adhérents, à son assemblée générale annuelle le vendredi 14 mars, à partir de 10 heures (accueil à partir de 9 heures), au golf d'Evreux.

 

 

Ordre du jour

  • Rapport moral du trésorier

  • Rapport moral du secrétaire

  • Renouvellement des instances

  • Etat du dialogue social dans les entreprises et panorama social

  • Economies numériques : quelles solutions, comment les imposer en interne

  • Relance d'une campagne de syndicalisation

  • Questions diverses

 

 

 

 

En espérant vous voir nombreux le 14 mars,

Benoît Marin-Curtoud et Philippe Guinchard, vos secrétaires de section

 

Pour des raisons pratiques, les adhérents désireux d'être présents à l'AG (soit, nous l'espérons, tous les adhérents) doivent au plus tard signaler leur venue avant le 7 mars 2014, via le mail snj_normandie@yahoo.fr ou en contactant Benoit Marin ou Philippe Guinchard. Une PAF de 20€ est à prévoir.

 

Accès du golf : Suivre la direction de l'hôpital d'Evreux, au rond point prendre à droite puis continuer tout droit

Adresse

Chemin de Valeme
27000 EVREUX
France

 

02 32 39 66 22

 

 

Votre syndicat

Le syndicat national des journalistes de la SNPEI : snj_normandie@yahoo.fr

Site web du SNJ : http://www.snj.fr

Votre blog

http://snj-normandie.over-blog.com/

 

Votre syndicat

Le syndicat national des journalistes de la SNPEI : snj_snpei@yahoo.fr

Site web du SNJ : http//www.snj.fr

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:42

 

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Gabegie à la direction de France Télévisions

Grosse colère des salariés de France Télévisions, qui paient une restructuration et se voient menacés d'un énorme plan de départs volontaires. Le 7 novembre, les JT risquent de virer à l'écran noir avec un appel à la grève. Le conflit pourrait durer longtemps.

 

100 millions d’euros d’argent public partis en fumée. 100 millions d’argent public utilisés, notamment, pour engraisser des cabinets de consultants privés (certains avec des contrats dépassant les 10 millions d’euros). 100 millions d’argent public pour apprendre comment massacrer France Télévisions et écraser ses salariés. Si les informations du « Canard Enchaîné » sont avérées, les contribuables assistent à un spectacle trash digne des pires scénarios du monde de la finance.

Depuis 4 ans, les salariés payent au prix fort la restructuration de France Télévisions. Leurs conditions de travail et leur santé en pâtissent.
Dans le même temps, la direction de France Télévisions gaspille donc l’argent public de la redevance en arrosant des consultants et chargés de mission inefficaces. Une gabegie initiée par l’ancienne direction de Carolis, dont un certain nombre de représentants sont toujours dans l’entreprise.

Un mouvement poursuivi par la direction Pflimlin, qui a multiplié les embauches de cadres de direction et augmenté grassement les mêmes hautes strates. Les salariés, eux, sont au régime sec.

Aujourd’hui, la direction de France Télévisions tente un dernier coup de poker menteur : un plan de licenciements masqué sous un plan de départs volontaires. Avec un objectif déguisé : faire de la télé bas de gamme. Dernière étape d’une série noire : disparition programmée de la rédaction nationale de France 3, fermeture des éditions locales, disparition du journal de la nuit de France 2, liquidation annoncée de l’AITV. Et maintenant, nouvelle attaque contre la télévision de proximité : les journalistes sont invités à se mettre au montage en lieu et place des techniciens monteurs, qui sont remerciés (comminqué SNJ).

 

L'appel à la grève (dépêche AFP)
 Les syndicats de France Télévisions (CGT, CFDT, FO, SNJ, CGC) ont appelé les salariés à faire grève le 7 novembre contre le plan de départs volontaires portant sur 361 postes présenté par la direction, qu’ils qualifient de plan social déguisé.

"Nous appelons tous les salariés à cesser le travail le 7 novembre", a expliqué Antoine Chuzeville (SNJ).

Le dernier mouvement de grève dans le groupe audiovisuel public, qui emploie plus de 10.100 personnes, remonte au 18 décembre dernier.

"Nous ne sommes pas contre un plan de départs volontaires mais contre les suppressions de postes, puisque la direction ne veut pas remplacer les départs. Nous demandons des négociations sur un plan de rajeunissement des effectifs", a-t-il ajouté.

"Nous demandons le retrait de ce plan, qui est un plan de licenciements. S’y ajoute un autre concernant les non-permanents, qui représentent 20 à 25% des effectifs du groupe", a renchéri Eric Vial (FO).

"Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long", a averti Patrice Christophe (CFDT).

Concrètement la grève, si elle est suivie, empêchera surtout la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés.

Les syndicats ont souligné que la nouvelle "loi sur la sécurisation de l’emploi" du 14 juin permet à la direction d’appliquer son plan au bout de 4 mois sans négociations, sauf recours en justice. "La direction nous a dit qu’elle attendait les décrets d’application de la loi pour lancer son plan", ont-t-ils affirmé.

"Nous allons être la première entreprise, après Alcatel, à en essuyer les plâtres".

"Les 361 postes annoncés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Entre postes gelés, non-remplacés et non-permanents écartés alors qu’ils travaillent pour France Télévisions depuis des années. Nous ne pouvons pas mesurer toutes les suppressions d’emplois, mais c’est au moins le double", a commenté Eric Vial.

"Nous n’accepterons comme ordre du jour dans toutes les instances de négociations que le retrait du plan", a précisé Marc Chauvelot (CGT). "Cette entreprise est dans un shaker permanent depuis 5 ans.

Les salariés ne peuvent encaisser davantage", a-t-il conclu.


La position du SNJ

Le SNJ refuse que les salariés paient l’incurie de leurs dirigeants.
Le SNJ refuse que France télévisions propose une télé bas de gamme à ses téléspectateurs.
Le SNJ exige de la direction de France Télévisions, ancienne et actuelle, qu’elle rende des comptes. Rémy Pflimlin doit défendre l’honneur du service public auprès des salariés et des téléspectateurs. Si le PDG refusait de faire toute la lumière sur ces dépenses somptuaires, il perdrait la confiance de tous.
Le SNJ exige que la tutelle, gouvernement et Parlement, se penche sur ce scandale qui touche une grande entreprise du service public dont elle est actionnaire unique

Enfin, le SNJ va examiner avec ses conseils la possibilité d’une plainte pour détournement de fonds publics.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 09:31

Congrès d’Angers - 9-12 octobre 2013

Motion finale du 95ème Congrès du SNJ
à Angers (Maine et Loire)

 

Les dérives déontologiques, les infos-intoxs et la colonisation de l’espace rédactionnel par les secteurs du marketing et de la publicité mettent à mal, de plus en plus souvent, la qualité de l’information et la crédibilité des journalistes auprès des citoyens.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, réuni à Angers dans le cadre de son 95e congres (9-12 octobre), entre en campagne :
- avec ses référents déontologiques dans les rédactions,
- avec l’organisation d’ateliers déontologiques,
- avec la poursuite active de l’ensemble de ses actions pour aboutir au plus vite à l’élargissement à tous les journalistes de la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (1918/38-2011), à la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle et à la création d’une instance nationale de déontologie.

Dans ces domaines, les pouvoirs publics ne répondent toujours pas concrètement alors qu’ils avaient pris des engagements très précis. Le SNJ, qui a fait de la réforme totale et rapide des aides à la presse son but pour sauver des titres et assurer le pluralisme, constate que son analyse, partagée par la Cour des Comptes, les parlementaires et le ministère concerné, n’est pas suivie de l’application des préconisations nécessaires.
L’argent public, 1,2 milliard d’euros par an, continue d’être attribué sans les critères indispensables pour répondre à ses objectifs et sans contrôle de son utilisation.
La presse, elle, continue de s’enfoncer dans une crise mortelle. "Nice Matin" risque d’être la prochaine victime.

Attendu que de très nombreux employeurs organisent la multiplication des médias auxquels les journalistes sont priés de collaborer ;

Attendu que les mêmes multiplient les tâches techniques que les journalistes sont censés assumer et ce, au détriment de l’exercice même de la profession ;

Attendu que les salaires sont presque tous bloqués depuis des années et que les progressions de carrières sont, bien souvent, des leurres ;

Le SNJ appelle tous les journalistes à se recentrer sur le cœur de leur profession et à maîtriser leur temps de travail, quitte à compter leurs heures, ce qu’ils n’ont jamais fait, et à faire rémunérer et/ou récupérer toutes leurs heures supplémentaires.

Attendu que, dans presque toutes les formes de presse, le paritarisme est bafoué ainsi que le respect envers les représentants légaux des journalistes.

Attendu que les employeurs tentent de détourner à leur seul profit, notamment financier, les accords sans en assumer les engagements, le SNJ appelle à refuser de signer les accords GPEC qui ne contiendraient pas de réelles avancées positives sur le maintien de l’emploi.

Angers,

samedi 12 octobre 2013

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 18:16

C'est la Correspondance de la Presse qui en fait état le 3 avril...

"Le ministère du travail a publié les résultats de l'audience des organisations syndicales au niveau national interprofessionnel et au niveau des branches, qui révèlent notamment que pour la branche des journalistes (1480), le SNJ (Solidaires) est en tête avec 38,56 %, suivi de la CGT (25,18 %) de la CFDT (16,77 %), de la CGT-FO (10,55 %) et de la CFTC (4,69 %) (CFE-CGC : 2,67 %, Unsa : 0,44 %). "Avec 38,56 % des voix, le SNJ dépasse largement le seuil des 8 % requis pour être représentatif", se félicite le SNJ dans un communiqué. "Il dépasse aussi le seuil qui sera nécessaire à partir de cet été pour valider un accord national concernant les journalistes (30 %), même si une opposition de l'ensemble des autres syndicats représentatifs est possible (puisqu'ils représentent ensemble, en cumulé plus de 50 % des voix)", a poursuivi le syndicat. Celui-ci regrette néanmoins l''absence de collège "journalistes" dans certaines élections d'entreprise qui a pour effet de minimiser son score. "Aussi, le bureau national du SNJ a décidé au mois de mars de creuser la voie du recours contentieux pour faire reconnaître la véritable audience du SNJ, bien supérieure à ce chiffre de 38,56 %", a-t-il écrit. Sur 25 512 journalistes inscrits, 14 280 sont votants et 13 770 ont vu leur suffrage "valablement" exprimé, selon les critères retenus de comptabilisation.

De son côté, la branche Imprimerie de labeur et industries graphiques (0184), enregistre un score important au profit de la CGT (50,13 %), suivi de la CFDT (20,46 %) et de la CGT-FO (15,21 %). Sur les 30 821 inscrits, 15952 sont votants et 14 140 ont vu leur suffrage "valablement" exprimé."

 

Le Syndicat national des journalistes l'avait écrit le 29 mars

"Les résultats de l’audience des organisations syndicales au niveau national interprofessionnel et au niveau national des branches ont été dévoilés ce jour par le ministère du Travail.

Pour la branche 1480, celle des journalistes, les résultats « calculés » par le ministère portent largement en tête le SNJ (Solidaires) avec 38,56% des voix. Suivent la CGT à 25,18% ; la CFDT à 16,77% ; FO à 10,55% ; la CFTC à4,69% ; la CGC à 2,67% ; la CNT à 0,81% ; l’UNSA à 0,44% ; etc.

Avec 38,56% des voix, le SNJ dépasse largement le seuil des 8% requis pour être représentatif. Il dépasse aussi le seuil qui sera nécessaire à partir de cet été pour valider un accord national concernant les journalistes (30%), même si une opposition de l’ensemble des autres syndicats représentatifs est possible (puisqu’ils représentent ensemble, en cumulé plus de 50% des voix).

Ce score du SNJ est bien le fruit, même imparfaitement récolté, de l’implantation du premier syndicat de la profession dans les entreprises de presse de tout le territoire français, de son action, de celle de ses sections et de son influence incontestable. Il est cependant à comparer à celui obtenu aux dernières élections à la commission de la carte : 51,3% des voix en juin 2012.

Il faut dire que ce calcul de l’audience syndicale est constitué par l’addition des résultats des élections d’entreprise aux résultats du récent scrutin TPE.

Malheureusement, l’absence de collège « journalistes » dans certaines élections d’entreprise a minimisé le score du SNJ, de même que certains modes de collationnement du ministère : même en présence de collège journalistes, des collèges non-journalistes ont été comptabilisés dans les résultats de la branche 1480 et peuvent diluer l’audience réelle du SNJ.

Aussi, le bureau national du SNJ a décidé au mois de mars de creuser la voie du recours contentieux pour faire reconnaître la véritable audience du SNJ, bien supérieure à ce chiffre de 38,56%."

http://www.snj.fr

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 14:17

Le gouvernement a fait savoir son intention de « traduire avec fidélité », dans la loi, les dispositions de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, approuvé par le patronat et trois syndicats minoritaires : la CFDT, la CGC et la CFTC.
Pour le Syndicat national des journalistes, première organisation de la profession, cet « accord pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » représente une régression sociale historique pour l’ensemble des salariés et un danger particulier pour les journalistes.

Notre profession se précarise, année après année. En témoignent les dernières statistiques de la Commission de la carte d’identité professionnelle des journalistes : en 2012, plus de 61% des cartes accordées à des nouveaux entrants dans la profession l’ont été à des journalistes pigistes ou en CDD. Les journalistes sont touchés de plein fouet par la crise : tandis que les jeunes confrères peinent à entrer dans les rédactions et y entrent sous statut précaire, les patrons invitent les journalistes les plus âgés à prendre la porte de sortie, et la carrière de la majorité des actifs n’a jamais été aussi floue et sinueuse.
Dans ce contexte, aucune des mesures de cet accord du 11 janvier n’est susceptible d’enrayer un tant soit peu la précarité dans les entreprises de presse, ni même de sécuriser nos emplois. Bien au contraire.
Les « surtaxations » de cotisation patronale d’assurance chômage des CDD de moins de trois mois (excluant les saisonniers et les CDD de remplacement) sont bien trop légères pour être dissuasives et n’empêcheront pas les patrons de presse de continuer à recourir de manière croissante aux CDD, aux journalistes pigistes, aux intérimaires, voire, de façon illégale, aux auto-entrepreneurs.
Des employeurs pourront même désormais, dans certains cas, proposer des « contrats de projet » et des « contrats à durée indéterminée intermittents ».

Les « droits rechargeables » à l’assurance-chômage (pour l’instant théoriques), la participation de représentants de salariés au CA de grandes entreprises (plus de 5000 salariés) ou l’encadrement de la durée minimale des temps partiels, seules rares avancées de cet accord, ne contrebalancent pas les reculs considérables qui affecteront tous les salariés et la profession.

Car c’est bien la flexibilité de l’emploi des salariés et la sécurisation juridique des employeurs que consacre ce texte poursuivant la destruction du Code du travail et entérinant un nouveau recul de la hiérarchie des normes : des accords d’entreprise moins disants que la loi seront sans recours pour le salarié.

Ainsi, un accord d’entreprise majoritaire (d’une durée de deux ans maximum) pourra permettre de baisser les salaires au motif de maintenir les emplois. La seule possibilité pour le salarié qui refuserait de se voir appliquer ces mesures, sera alors de subir sans recours possible un « licenciement économique », tandis que l’employeur sera « exonéré des obligations légales qui auraient résulté d’un licenciement collectif pour motif économique ». Le chantage patronal à l’emploi pour faire accepter des reculs sociaux et/ou salariaux ne devrait pas manquer de s’accentuer, … tout lui en offrant, en sus, une nouvelle et indirecte opportunité de dégraisser.

De même, dans le cadre de licenciement collectif pour motif économique (10 salariés et plus sur 30 jours), dans les entreprises de plus de cinquante salariés, la validation du contenu du PSE sera désormais déterminée soit par un accord collectif, soit par une validation administrative du texte de l’employeur dans un délai de trois semaines. L’une ou l’autre ce ces validations annihilant le contrôle judiciaire. Ces licenciements collectifs seront ainsi facilités, le recours à l’expertise du CHSCT est quant à lui balisé et contingenté, les délais de recours juridiques réduits,…

Toujours dans le domaine juridique, le refus de mobilité interne de certains salariés pourra entraîner leur « licenciement pour motif personnel » ; les délais de prescription des recours seront eux aussi réduits (de 5 à 2 ans pour un litige relatif au contrat de travail, à 3 ans pour les rappels de salaires) ; et une barémisation des dommages-intérêts est établie, que proposeront désormais les prud’hommes en procédure de conciliation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Des barèmes très inférieurs à ce qu’a prévu jusqu’ici le législateur pour les journalistes dans le cadre de leur statut spécifique. Nul doute que ces dispositions seront un nouvel argument utilisé par les patrons de presse qui tentent inlassablement de remettre en cause ce statut.

En résumé : cet accord national facilite notamment les plans sociaux et les licenciements et réduit considérablement le contrôle du juge sur l’exécution et la rupture du contrat de travail. C’est une grave régression pour les droits des salariés en général, et du journaliste en particulier.

Pour le Syndicat national des journalistes, membre fondateur de l’Union syndicale Solidaires, cet accord, qui doit passer devant le Parlement au printemps, est une régression sociale historique qu’il s’emploiera à dénoncer et à combattre.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:47

C'est peu dire que l'arrivée de Bernard Tapie en co-actionnaire des titres du pôle sud de Groupe Hersant Medias est scrutée avec attention par le SNJ. Le tribunal de commerce a validé l'opération ce lundi 14 janvier 2013. Voilà l'avis des confrères qui nous sont historiquement proches puisque GHM avait racheté les titres du sud alors que nous étions encore dans ce groupe. Depuis, Paris-Normandie est ses titres associés ont subi un plan social et ont été revendus (lire posts précédents).

La section SNJ Côte d’Azur - Var - Corse communique

Accord Hersant-Tapie : dont acte... et maintenant des actes !

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Bernard Tapie est depuis ce matin co-actionnaire du groupe Hersant. Tels sont « les faits et rien que les faits » si chers à notre nouveau patron. Ainsi en a donc décidé le tribunal de commerce de Paris après des mois de tergiversation. Dont acte. On ne commente pas une décision de justice¤ ? Ce pourrait être la règle n° 1 de cette obscure charte d’attitude que semble vouloir imposer aux journalistes Bernard Tapie. Si ce n’est que le SNJ n’a pas l’intention de laisser museler son droit d’expression syndicale. Et cet accord financier soulève tout de même quelques interrogations.
À commencer par les conditions du « deal », bien favorable à GHM, qui efface d’un coup de baguette magique la quasi-totalité de ses 200 millions d’euros de dettes. Des dettes ? Le groupe Hersant ne doit pas oublier qu’il en a contracté aussi à notre égard. C’était en 2008, dans le cadre d’un pacte d’actionnaires, les salariés coopérateurs de la SAPO Nice-Matin ont consenti à bien des efforts en échange d’un financement à long terme des nouvelles rotatives. Aussitôt accordée, la ligne de crédit a été rapatriée par la holding pour combler ses propres vicissitudes financières. Les salariés de la SAPO se sont alors retrouvés bien seuls, c’est le mot, puisque les départs prévus par ce pacte de dupes, eux, ont bien eu lieu.
Et voilà qu’un nouveau changement d’actionnaire risque d’amputer encore un peu plus une rédaction déjà exsangue. Des départs – volontaires s’entend – il y en aura sans doute encore. Dans le cadre de l’ouverture d’une nouvelle clause de cession ? Bernard Tapie, avec ses mots à lui, a déjà dit qu’il y était opposé (1).
Sauf que ce n’est pas à lui d’en décider, c’est la loi. Les juridictions concernées définiront les conditions de ces départs volontaires. Mais, n’en déplaise à notre nouveau patron, ce qui aujourd’hui importe le plus aux salariés du groupe ce n’est pas tant de « tirer des coups » à moindres frais que de tirer des exemplaires de Nice-Matin, Var-matin et Corse-Matin.
Le maintien de notre diffusion papier, le développement et surtout la valorisation de notre production numérique, d’éventuelles diversifications... Tels sont les défis que s’est engagé à relever Bernard Tapie, ainsi que Philippe Hersant puisqu’il reste dans la danse.
Il n’est évidemment pas question de faire un procès d’intention au premier avant même son arrivée dans ces murs, même si le second a perdu le peu de confiance que nous lui accordions encore lorsqu’il tenta de vendre, en catimini, ces mêmes murs. Nous espérons toutefois que l’audit annoncé par Bernard Tapie ne se contentera pas, comme cela a toujours été le cas par le passé, d’examiner la colonne « dépenses ».
Pérenniser les journaux du Sud-Est cela passe nécessairement par des investissements et non de nouvelles coupes sombres. Bernard Tapie a annoncé, sans plus de précision, qu’il était prêt à investir 100 millions d’euros. Dont acte, encore. Mais le SNJ aussi préfère « les faits et rien que les faits » aux déclarations d’intention.

1- « Je ne vais pas payer pour que vous alliez tirer des coups ! » Cf. nombreux articles de presse rapportant les propos qu’aurait tenus Bernard Tapie devant nos collègues de La Provence.

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 12:04

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Le Syndicat national des journalistes publie sur son site national le communiqué suivant concernant les quotidiens haut-normands et plus largement l'ensemble de Groupe Hersant Médias.

 

Depuis plusieurs mois, les journalistes et les autres salariés des journaux du Groupe Hersant Média se battent, dos au mur, avec le soutien du Syndicat National des Journalistes, pour maintenir en vie leurs 13 quotidiens, défendre le pluralisme de l’information et sauver leurs emplois. Paris-Normandie, Le Havre Libre, Le Havre Presse, Le Progrès de Fécamp, L’Union de Reims,Libération Champagne, L’Ardennais, L’Est Éclair, L’Aisne Nouvelle, Nice Matin, Var Matin, Corse Matin et La Provence sont au cœur d’une tourmente financière, victimes potentielles d’un désengagement des héritiers Hersant. Ces actionnaires majoritaires du groupe qu’ils ne contrôlent même plus, se désintéressent de l’avenir d’une presse régionale dont ils avaient pourtant la responsabilité.

Parce que la presse n’est pas un secteur marchand comme les autres, la partie de Monopolyfinancier dans laquelle les héritiers Hersant se sont engagés est inacceptable, moralement et politiquement. Par concentration, "mutualisation", ou liquidation judiciaire, la disparition de certains de ces titres de presse, souvent emblématiques de leurs régions depuis la Libération, risque de laisser orphelins des centaines de milliers de lecteurs. Ce serait le cas notamment de la Normandie qui, en cas de liquidation des journaux normands, pourrait ne plus avoir aucun quotidien régional. C’est donc bien le pluralisme de l’information, pourtant garanti par l’article 34 de la Constitution, qui risque ainsi d’être remis en cause.

Un désastre prévisible dont sont saisis depuis plusieurs semaines les différents ministères concernés. Le nouveau Président de la République, le nouveau gouvernement et cette nouvelle majorité doivent-ils accepter sans réaction une restructuration à la hache de ce groupe de presse régionale ? Le prix à payer : ce sont plusieurs centaines de licenciements et un recul irréversible de la diversité de la presse française.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les parlementaires, êtes-vous prêts à laisser faire ces fossoyeurs d’une partie de notre presse régionale ? Nous voulons croire que les pouvoirs publics vont tout mettre en œuvre pour empêcher cette catastrophe économique, sociale et démocratique désormais imminente.

 

 

Paris, juin 2012

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