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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:33

 

Dites

STOP

à la dégradation de votre pouvoir d'achat

Les négociations de branche pour l'augmentation des salaires sont dans l'impasse aujourd'hui, et faute de montrer notre détermination à faire progresser nos salaires, nous risquons de connaître en 2011 une année blanche.

Mardi, les organisations syndicales et le SPQR se sont retrouvés. Le SPQR, s'il a proposé une hausse des salaires (1,5%), a maintenu son ambition de limiter cette augmentation aux seuls minima sociaux. Autant dire personne à la SNPEI. Et ce alors même que le SNJ et l'assemblée générale des journalistes ont refusé de subir en 2011 une modération salariale synonyme de dégradation du pouvoir d'achat. Au sortir de la réunion au SPQR, fait marquant, toutes les organisations syndicales ont ratifié un communiqué intersyndical commun appelant à la grève et aux non parutions pour ce samedi 19 février.

Un mot d'ordre sévère, grave, que les éditeurs auraient tort de mésestimer. 2011 s'annonce comme une année inflationniste, après des augmentations de branche en 2010 insuffisantes pour maintenir le pouvoir d'achat des salariés. Il faut agir aujourd'hui pour éviter de perdre encore un peu plus de pouvoir d'achat demain.

Le SNJ vous propose trois actions à mener simultanément

1) Pour cette journée du vendredi 18 février, le SNJ vous appelle à observer un arrêt de travail d'une durée de deux heures à l'horaire habituel de votre prise de service.

2) Il vous appelle en outre à suspendre pendant 24 heures votre collaboration aux divers supports multimedias de la SNPEI. Pourquoi ? Depuis de longs mois, voire des années, le SNJ souligne que le passage au bi voire au multimedia se fait au détriment des conditions de travail. Les journalistes sont désormais soumis à un flux incessant de nouvelles à produire, de supports à abonder, de formes d'expression à réaliser. Cela a entraîné une intensification de la journée de travail et, au risque de contredire certains, à augmenter fortement notre productivité. La rédaction en a-t-elle eu des contreparties salariales ? En termes d'emploi ? D'amélioration des conditions de travail ? Non. Et cette situation est propre à une grande majorité des titres de la PQR. Il est temps que les éditeurs entendent aussi cette revendication.

3) Enfin le SNJ vous appelle à écrire directement au SPQR, selon le modèle de lettre reproduit ci-dessous (mais que vous pouvez amender bien sûr), pour exiger des perspectives salariales sérieuses en 2011. Cela vous coûtera un timbre mais pourrait vous rapporter entre 1 et 2 % d'augmentation cette année. Cette lettre doit partir le plus rapidement possible. Un choix qui mérite réflexion ? A vous de jouer.







M. Jean Viansson-Ponté

Président du SPQR
17 place des Etats-Unis, 75116 Paris

Monsieur le président,

Journaliste à la Société normande de presse, d'édition et d'imprimerie (SNPEI), qui diffuse les titres de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse et du Progrès de Fécamp, je me permets de vous écrire concernant les négociations salariales de branche 2011 qui semblent dans l'impasse.

Vous proposez aux organisations syndicales le relèvement des seuls minimas, et non de l'ensemble des salaires. Ce faisant, vous nous promettez sciemment une baisse de notre pouvoir d'achat en 2011, une année qui s'annonce inflationniste.

Au vu des sacrifices consentis par les salariés de la PQR et de la SNPEI en particulier au cours des dernières années, au vu de la dégradation de leurs conditions de travail liée notamment à la généralisation de rédactions bi ou multimedia sans contrepartie, au vu de l'intensification de leur travail (avec de fortes baisses d'effectifs dans les rédactions sans toutefois une baisse correspondante des missions à accomplir), au vu de l'inflation qui menace notre pouvoir d'achat si nos salaires ne suivent pas la même tendance, je vous demande instamment d'entendre les revendications des négociateurs du SNJ.

Vous priant, M. le Président, de recevoir nos salutations distinguées



Signature

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:21

Hier le SPQR a proposé aux organisations syndicales un accodr salarial d'étape pour 2010. Légèrement relevé par rapport à ses propositions initiales, cet accord propose une augmentation générale de 0,7 % et une prime exceptionnelle de 200 €, ainsi qu'une prochaine négo salariale dans la première quinzaine de juin.

Les avancées par rapport à la réunion du 14 avril sont palpables. La mobilisation dans les entreprises et la menace de non-parution du 30 avril ont de toute évidence pesé dans le rapport de forces entre l’organisation patronale et les syndicats de salariés.

Ajoutée au 0,7% de revalorisation de l’indice, la prime garantit pour le 1er semestre 2010 une augmentation sensiblement supérieure à 1%, sachant que l’indice du coût de la vie a augmenté de 0,9% au 1er trimestre. Les bas salaires y verront un coup de pouce appréciable.

Pour autant, ça n’est qu’une prime, donc à considérer comme du rattrapage. Et contrairement à ce qu’a laissé entendre la délégation patronale, il est hors de question qu’il s’agisse d’un solde de tout compte pour 2010.

Encore une fois, la vigilance reste de mise. Le rendez-vous annoncé pour la 2e quinzaine de juin ne doit pas être considéré par les patrons comme une simple formalité. Le SNJ ne doute pas que la capacité de mobilisation de tous les salariés de la presse quotidienne régionale restera intacte jusque-là.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:20

C'est ce mardi 4 mai 2010 que les syndicats et le SPQR (syndicat de la presse quotidienne régionale, l'organisation patronale) reprennent les négociations salariales. Des discussions urgentes après la mobilisation de ces dernières semaines et les arrêts de travail constatés ici et là. L'assemblée générale des journalistes de la SNPEI a fermement rappelé ses revendications jeudi dernier.

Ces négociations seront suivies en temps réel et dès que cela sera possible, vos élus vous avertiront de la tournure prise par les événements et, le cas échéant, d'une éventuelle mobilisation pour faire entendre votre voix.

Reste à espérer, comme l'illustre cette photo prise à Rome par le SNJ, que le SPQR ne soit pas tenté de jeter vos revendications à l'égoût.

SPQR

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:38

Le 14 avril dernier, après que la plupart des entreprises de la PQR ont renvoyé sur la négociation de branche (dont la SNPEI) les augmentations générales de salaires, une première rencontre a eu lieu entre patrons de presse et organisations syndicales. Mais cette rencontre, face aux propositions indécentes du SPQR, a tourné court. La dernière augmentation de branche a eu lieu, pour mémoire, en octobre 2008 (0.3%). Depuis, les Etats généraux de la presse et sa manne de subventions sont passés par là, mais les salariés n'en ont pas vu la couleur.

Faute de reprendre les négociations immédiatement sur des bases loyales et sincères, le SNJ s'asociera à tout mouvement pour faire évoluer la position du SPQR.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:46

Deuxième et sans doute dernière rencontre avec la direction de la société normande de presse, d'édition et d'imprimerie ce jour, 19 janvier, concernant la négociation annuelle obligatoire (voir un post précédent). Pour mémoire le SNJ avait revendiqué, au vu des conditions économiques et de négociations de branche dans l'impasse une revalorisation de tous les salaires de 3 %, une hausse de la valeur des tickets restaurants et surtout une augmentation des bas salaires.
Force est de constater que la direction nous a partiellement entendu. Après quelques échanges plutôt bien argumentés;, la direction a fait les propositions suivantes.

Sur les salaires : elle reste sur sa position de principe qui est "pas d'augmentation collective en dehors des accords de branche", notamment au vu des résultats économiques de la SNPEI. C'est en vain que nous lui avons fait valoir que le coût de la vie était en constante augmentation. Cette attitude était hélas prévisible et c'est donc dans les marges que l'essentiel de la négociation a porté.

Sur l'indemnisation des kilomètres, la direction n'a rien voulu lâcher détaillant que les 0,35 centimes appliqués aujourd'hui étaient le niveau le plus élevé constaté au sein de GHM. Mais GHM n'est pas la toute la PQR : le SNJ constate pour sa part que la valeur moyenne de l'indemnisation est de l'ordre de 40 centimes d'euro.

Sur les bas salaires : le SNJ a fait le constat que 26 personnes de la rédaction bénéficiaient d'un indice 120 ou inférieur. Au regard des emplois classifiés dans la grille, ces salariés devraient presque tous être à 130 ou plus. "On ne peut pas tout faire tout de suite, mais nous avons décidé de poursuivre notre politique envers les bas salaires et nous l'intensifions", a déclaré la direction. Sur les 26 salariés, 11 vont bénéficier en 2010 d'augmentations individuelles. Soit pour l'entreprise une enveloppe globale de 26 000 euros. Reste que le SNJ s'est élevé contre les injustices que ces augmentations individuelles suscitent. Pour se justifier la direction a détaillé que les critères utilisés pour choisir les bénéficiaires étaient : ancienneté, qualité du travail, niveau de responsabilité dans les petites locales notamment. Elle se dit prête à entendre les salariés estimant avoir été oubliés dans ce train d'augmentations.

Bonne nouvelle aussi pour les employés : la nouvelle classification va permettre une augmentation de 19 salariés (en moyenne 57 euros de plus par mois). 19 employés, c'est 40 % des personnes concernées qui vont être augmentées. Soit une enveloppe globale pour l'entreprise de 21 000 euros.

Plus complexe : les tickets restaurants. Répondant à la fois aux revendications du SNJ, de la CGT mais aussi de la CGC, la direction a fait un double geste. D'une part elle accepte d'étendre le bénéfice de ces titres aux CDD ayant trois mois d'ancienneté. Un geste fort notamment en direction des CDD quasi permanents à la technique mais aussi en direction des autres collèges, notamment pour les contrats de professionnalisation et les remplacements d'arrêts maternité. Pourquoi un délai de trois mois : parce qu'il marque souvent la fin de périodes d'essai et pour des facilités de gestion. Regret : les stagiaires d'été à la rédaction, quand ils ont un CDD, ne seront pas concernés. Enveloppe globale pour l'entreprise : de 16 à 20 000 euros.
Par ailleurs la direction, si elle a refusé de porter la valeur faciale de ces titres à 8 euros (contre 7 aujourd'hui) a répondu à une autre demande du SNJ. Désormais l'entreprise accepte de prendre à sa charge 54 % de la valeur de ces titres (contre 50 % précédemment), soit une une cotisation par titre de 3,20 euros pour les salariés (3,80 pour l'entreprise). Cela signifie en moyenne, sur 203 jours travaillés par an, un gain de pouvoir d'achat annuel de 60,9 euros. Pour l'entreprise, qui défiscalise ses cotisations, ce geste représente environ 20 000 euros.

Dans le contexte économique contraint de la SNPEI, ces gestes, s'ils s'apparentent à du saupoudrage, n'en restent pas moins appréciables. Ils représentent entre 82500 et 100 000 euros sur le budget 2010. Au SNJ désormais de porter au niveau de la branche, avec des actions à l'appui si nécessaire, des revendications fortes en matière d'augmentations collectives. 

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:16
 

SYNDICAT NATIONAL
DES JOURNALISTES DE LA SNPEI

 

Newsletter du lundi 11 janvier 2010

 

 

 

Gare à une nano-NAO, voire une narco-NAO

NAO : trois lettres pour au moins une ambition, une véritable politique salariale au sein de la SNPEI. Négociation annuelle obligatoire, cette rencontre avec la direction doit fixer le cap de l'entreprise tout en faisant droit au contexte économique. Aux syndicats de revendiquer, à la direction d'accorder (et les directions le font d'autant mieux que les salariés sont mobilisés). Attention : il s'agit de parler salaires de façon collective, les augmentations individuelles étant du ressort hiérarchique voire de la délégation du personnel. A la SNPEI, la direction a tenu une première séance de la NAO 2009 (pour application en 2010) vendredi dernier. C'est la semaine prochaine qu'on saura les arbitrages effectués par la direction.

Le SNJ a fait le constat que les négociations de branche au SPQR semblaient dans l'impasse. S'arc-boutant sur les chiffres de l'inflation INSEE et sur la crise, le SPQR a en effet décidé de ne pas revaloriser les salaires en 2009. Mais le SNJ a fait le constat suivant : d'une part l'indice Insee est très partiel et ne répercute pas ou peu des hausses qui sont pourtant subies au quotidien (loyers, tarif de l'énergie domestique, forfait journalier, hausse des mutuelles, prix de certaines denrées alimentaires de base, impôts locaux....) D'autre part chacun d'entre nous a pu constater, crise ou pas, que la stagnation des salaires en 2009 avait rendu un peu plus difficile de joindre les deux bouts. C'est pour cette raison que le SNJ a revendiqué une hausse générale des salaires de 3 %. La CGT, soulignant l'intensification du travail depuis deux ans (a effectif bien moindre, le même nombre de produits), a fait une demande similaire (4%). La direction, sourde à ces revendications, s'en est remise aux négociations de branche, estimant même que les salariés n'ont pas pendant cette période « vécu une dégradation du pouvoir d'achat ». On lui laissera la responsabilité de ces paroles...

Ce n'est que le 19 janvier que la direction doit rendre ses arbitrages. Alors même qu'elle a souligné les efforts fournis par les salariés au cours de cette période, quand bien même le contexte difficile (crise de la presse, crise des journaux d'annonce avec Paru-Vendu qui ne tire plus les résultats de GHM vers le haut), il serait regrettable qu'elle soit sourde aux arguments des organisations syndicales, et donc aux salariés. Gare à une nano-NAO, dont le bénéfice pour les salariés, malgré leurs efforts, serait si faible qu'il deviendrait invisible. Gare à une narco-NAO, dont l'objectif serait d'endormir les salariés en accordant le minimum symbolique au mépris de la réalité sociale de l'entreprise. Ce serait d'autant plus mal vécu que, comme nous l'évoquions dans une Newsletter précédente, la masse globale des 10 plus haut salaires de l'entreprise a progressé de près de 11 % en deux ans. On aimerait bien qu'une hausse similaire s'applique à la masse salariale globale...

Fidèle à ses engagements le SNJ a aussi réclamé que les plus bas salaires de la rédaction (indices 120 et inférieurs) aient de meilleures perspectives, étant dit que la grille des salaires PQR définit les fonctions des personnes titulaires de salaires « 120 » et inférieurs. Force est de constater que les bas salaires de la SNPEI, au vu des missions qu'ils assurent, devraient tous bénéficier de salaires d'au moins 130. « Mais la grille est obsolète, il faudrait la toiletter », estimait la direction. La grille est peut-être « obsolète », mais c'est le texte qui lie les partenaires sociaux. On ne peut d'un côté s'en remettre à la branche PQR pour les augmentations collectives et de l'autre écarter la grille des salaires PQR au prétexte d'une supposée obsolescence. A ce jour 26 journalistes bénéficient d'un salaire à l'indice 120 ou inférieur », soit près du quart de la rédaction. Si cet indice se comprend éventuellement pour de purs débutants sortant de la deuxième année de stage, bien des salariés ayant des années d'expérience et des missions complexes doivent évoluer. La direction a indiqué vouloir poursuivre dans la voie qu'elle s'était donnée en 2007 en augmentant 9 des 32 salariés ayant un indice 120 ou inférieur. On verra.

En outre, constatant que la valeur faciale des tickets restaurant (dont l'extension à tous les salariés a été obtenue il y a deux ans) n'avait pas évolué depuis au moins 2004, le SNJ a réclamé que sa valeur soit portée à 8€ (une augmentation justifiée par les tarifs de la restauration et de l'alimentation qui n'ont pas baissé, c'est un euphémisme, dans l'intervalle). A titre subsidiaire, le SNJ a détaillé qu'il était favorable à une autre répartition de la cotisation afférente à ces tickets. Aujourd'hui l'entreprise en cotise 50 % de la valeur. Elle peut légalement porter sa contribution à 60 %.

Enfin, estimant qu'en 2007 la direction avait fait la moitié du chemin en portant l'indemnisation des kilomètres de 0,30 à 0,35 ct d'euro, le SNJ a réclamé – au vu des indemnisations qui se pratiquent dans les autres titres de la PQR - que ce montant soit porté à 0,40 ct d'euro/km.

Prochaine séance de négociation : le 19 janvier. D'ici là, n'hésitez pas à interpeller vos responsables hiérarchiques afin de faire remonter vos revendications.

 

 

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