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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 08:30

Au mépris de la loi sur la protection des sources promulguée le 4 janvier dernier, les tentatives d’intimidation se multiplient à l’encontre de journalistes. La semaine dernière, un confrère de L’Est Républicain était convoqué au commissariat de Montbéliard pour y être interrogé sur deux articles publiés fin novembre et début décembre 2009. Aujourd’hui, c’est un journaliste de France 3, Joseph Tual, qui est invité à "se présenter" le 30 mars, au cabinet d’un juge d’instruction à Lille. Le magistrat indique vouloir l’entendre en qualité de témoin assisté sur les faits qui lui "ont été notifiés" le 20 novembre 2008, c’est-à-dire violation du secret de l’instruction. A cette date, Joseph Tual avait en effet été entendu par ce magistrat, qui lui avait demandé ses sources suite à un reportage sur l’affaire Ben Barka, diffusé par France 3, le 22 octobre 2007. Le journaliste y révélait que cinq mandats d’arrêt allaient être rendus publics dans le cadre de ce dossier d’enlèvement d’un opposant marocain, le 29 octobre 1965, à Paris. Mehdi Ben Barka n’a jamais été retrouvé. Joseph Tual avait refusé de donner ses sources au magistrat. Depuis, la loi permettant aux journalistes de mieux protéger leurs sources a été promulguée le 4 janvier 2010. Pourquoi cette nouvelle convocation ? Comme pour son confrère de L’Est Républicain, le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, exprime son entière solidarité envers Joseph Tual. Il va étudier les actions qui s’imposent pour faire cesser cette véritable épidémie dont les journalistes semblent bien être les cibles.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:32

Protection des sources : une loi imparfaite

La loi portant protection du secret des sources des journalistes a été adoptée la nuit dernière, à l’Assemblée nationale.

Ce principe consubstantiel à l’exercice de la profession est enfin inscrit dans la législation française, ses dispositions étant insérées dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Il conviendrait donc de se réjouir mais, hélas, cette loi est imparfaite.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, qui milite activement depuis des années pour l’harmonisation du droit français avec la loi et la jurisprudence européennes, regrette en effet que le législateur n’ait pas voulu aller jusqu’au bout de sa logique.

Parmi les motifs de satisfaction, outre le principe proclamé que la protection des sources est d’intérêt public, le SNJ se félicite qu’il ne puisse y être « porté atteinte directement ou indirectement » sous peine de nullité de toute la procédure en cours. Il se félicite également qu’à tous les stades de la procédure, le journaliste puisse légalement taire ses sources.

Le SNJ rappelle qu’en réponse à ses demandes, c’est bien toute la chaîne d’information qui est couverte par cette loi, et non le seul journaliste. En matière de perquisition, les enquêteurs ne pourront plus librement saisir tout et n’importe quoi, puisque maintenant le journaliste peut s’y opposer.

Parmi les mauvais points, trop d’exceptions restent possibles à ce principe de secret des sources et trop de dispositions floues risquent d’ouvrir la voie à des interprétations divergentes des enquêteurs, du Parquet et des tribunaux. Le SNJ a pourtant rappelé aux parlementaires qu’une fois la source « éventée », le dommage commis était irréparable.

Pire, il n’y a rien sur les incriminations de recel du secret de l’instruction, du secret défense et autre secrets, alors que le législateur aurait pu tirer des conclusions profitables de la jurisprudence européenne condamnant régulièrement les abus qui ont atteint les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette loi, fondamentale dans un pays démocratique, a été adoptée en catimini, par vote à main levée, en à peine deux heures, débat général et vote compris, un 21 décembre, alors que moins de vingt députés siégeaient en séance de nuit. Comme si la majorité gouvernementale n’en était pas fière, aucun des ministres concernés n’était présent !

Le texte adopté est resté inchangé depuis son passage devant les sénateurs, et le gel inexplicable qui a suivi, pendant plus d’un an. La France aurait donc pu s’épargner quatre ans de retard sur la Belgique.

Aux journalistes maintenant de s’emparer de cette loi, de la faire vivre et de compléter le travail du législateur, chaque fois que cela sera nécessaire, par l’application du droit européen. Ils peuvent compter sur le SNJ pour les y aider.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:19
 

Le 11 janvier 2010

 

Protection des sources
des journalistes :

la loi scandaleusement bafouée !

 

 

Dans le cadre de l'affaire Treiber, deux journalistes viennent d'être, poursuivis et  harcelés par des fonctionnaires du ministère de l'intérieur.

Stéphane Munka, et Christophe Gautier ont été questionnés pendant de longues heures ce jeudi 7 janvier (7 heures pour l'un et plus de 8 heures pour l'autre) par des agents de la BRNF ( brigade de recherche des fugitifs).

 

Perquisition en règle au domicile de Stéphane Munka avec fouille de ses papiers et de son ordinateur.

Aucune raison ne leur a été donnée et aucune incrimination ne leur a été signifiée. Ils ne savent toujours pas ce qu'on leur reproche vraiment.

 

Mais, au cours de ces deux interrogatoires, les confrères ont découvert qu'ils étaient suivis, pistés et écoutés depuis des semaines.

L'un comme l'autre fait état de véritables pressions psychologiques et d'intimidations exercées sur eux pendant tout le temps qu'ils ont passé dans les locaux du ministère de l'intérieur à Nanterre.

Tous deux ont mal vécu également un véritable viol de leur vie privée ainsi que celle de leur famille.

 

Selon eux, le but des enquêteurs était de savoir comment les textes et les photos de Jean-Pierre Treiber avaient pu être obtenues et publiées.

Les fonctionnaires voulaient également qu'ils "balancent" leurs confrères.

 

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession est scandalisé.

 

A peine trois semaines après l'adoption de la loi portant protection des sources des journalistes par le parlement, certains qui devraient être les premiers à observer les textes légaux continuent à procéder comme avant !

Pourtant cette loi réclamée par la profession depuis des années a pour principe de base que "Le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public".

 

Qui a donné des ordres pour contraindre deux journalistes à "donner" leurs confrères et leurs sources ?

 

Le Syndicat National des Journalistes est, bien entendu aux côtés des deux journalistes dans toutes les démarches et actions qu'ils entreprendront.

 

Le Syndicat National des Journalistes demande un rendez-vous au ministre de l'intérieur Brice Hortefeux pour lui demander de explications.

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