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Qui sommes-nous ?

Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 19:42

 

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Ce mercredi 12 février 2014, une manifestation de salariés des ports de Rouen et du Havre a eu lieu à Rouen. Au cours de celle-ci, deux journalistes ont été agressés. L'un, de la Chaîne Normande, a été frappé tandis qu'il rangeait son matériel. L'autre, de Paris-Normandie, a été menacé pour être obligé à poser pour des photos prises par des manifestants. Les menaces sur son intégrité physique ont été claires s'il ne se pliait pas à ce sinistre jeu de rôle.

 

Disons le tout net : le droit de manifester est un droit constitutionnel. Tout comme la constitution garantit l'indépendance et la liberté de la presse, c'est à dire le choix pour une publication de ses papiers, de ses angles, de la façon dont rendre compte de l'actualite.

 

Le Syndicat national des journalistes dénonce avec la plus grande vigueur ces deux agressions qui semblent d'un autre temps, d'un temps où certaines organisations syndicales voulaient avoir la main-mise sur l'information au détriment du pluralisme et de la confrontation d'idées.

Le Syndicat national des journalistes sera toujours du côté des journalistes qui auront défendu leur indépendance et transmet son indignation aux organisations syndicales des ports concernés (Le Havre et Rouen), ainsi qu'aux autorités portuaires et de l'Etat.

 

Benoit Marin-Curtoud et Stéphane Rousseau,

du Syndicat national des journalistes

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:07

La grande loi portant protection du secret des sources des journalistes, engagement fort du chef de l’Etat et de tous le ministres concernés de ce gouvernement socialiste jusqu’au premier d’entre eux, est reportée... sine die. Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est surpris et choqué.

Des années d’intense lobbying avaient abouti à la loi du 4 janvier 2010, certes bien imparfaite, mais qui posait le principe de l’inviolabilité du secret de nos sources.

Deux ans de travaux supplémentaires avaient rapproché les ministères concernés la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, les représentants du SNJ et les parlementaires. Après visa du Conseil d’Etat et de la Commission des lois de l’Assemblée, le texte final était prêt pour le calendrier fixé.

Même si pour le SNJ certaines dispositions devaient être aménagées et d’autres précisées, le texte allait globalement dans le sens voulu par toute la profession, c’est-à-dire pour une protection sérieuse sans zones d’ombres ni exceptions-alibis.

Pourquoi ce report, brutal, non motivé ?

Le SNJ en demande publiquement la ou les raisons.

Le SNJ ne peut croire que les tenants de la réaction, qui avaient tenté de torpiller le principe même de protection des sources par l’introduction d’exceptions et de notions très vastes, presque illimitées telles que l’intérêt national, aient pu triompher.

Le SNJ ne peut croire non plus à l’existence d’interventions prépondérantes et récentes qui auraient traduit certains déplaisirs enregistrés au plus haut niveau par la lecture d’une presse curieuse et pas toujours tendre quant à l’état de "désamour" des relations entretenues entre le chef de l’Etat et les Français.

Le SNJ exige que les raisons de ce report soient données publiquement et qu’une nouvelle date soit promptement donnée pour l’examen de ce projet de loi.

La protection des sources des journalistes est d’intérêt public. Elle est une obligation démocratique urgente.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 15:48

L’affaire Bettencourt sera-t-elle réputée un jour ne jamais avoir existé ? C’est l’oeuvre d’effacement à laquelle semble vouloir se livrer la Cour d’appel de Versailles qui, dans un arrêt daté du 4 juillet, vient d’ordonner au site en ligne Mediapart et au Point le retrait des enregistrements sonores à l’origine de l’affaire Bettencourt. Sont concernés les enregistrements sonores diffusés par Mediapart et Le Point, mais aussi toutes les citations reprises sur ces sites. Une astreinte de 10 000 euros par jour de retard pese lourdement sur les deux entreprises de presse.

Alors que les décisions des deux instances saisies auparavant avaient reconnu et rappelé que la notion d’intérêt général était prépondérante dans cette affaire, le tribunal de Versailles, jugeant après un renvoi en Cassation, vient de prendre des décisions parfaitement contraires à l’évolution jurisprudentielle française et à la loi et la jurisprudence européennes.

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Qui peut sérieusement affirmer aujourd’hui que les révélations publiées par Mediapart et Le Point ne revêtent pas un intérêt général prépondérant ?

Ces documents, que la décision des juges de Versailles veut faire disparaitre, relèvent d’un débat d’intérêt général. Au delà de la question de l’évasion fiscale, ils révèlent des faits qui posent des questions en matière de corruption, d’indépendance de la justice et de séparation des pouvoirs en France. L’atteinte à la vie privée est justifiée par la nécessité de préserver la forme démocratique de notre gouvernement. Faire prévaloir la vie privée, ici, trois ans après les faits, alors que ces documents sont versés à une procédure judiciaire, est surréaliste.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, apporte son soutien total à ses confrères de Mediapart et du Point.

Ce jugement est inique et gravement attentatoire à la liberté de l’information et au droit des citoyens d’être informés sur celles et ceux qui les gouvernent.

Outre le caractère régressif et dangereux de cette décision, la logique dans toute son absurdité voudrait ensuite que tous, tous, tous les médias ayant enquêté, travaillé ou simplement relayé ces informations, en France comme à l’étranger, se saisissent de leur grande gomme à effacer les vérités ! Attention aux chercheurs et historiens !

Si l’on suit cette logique : plus d’affaire Cahuzac puisque les révélations ont été obtenues par la publication d’une conversation téléphonique privée. L’ancien ministre va-t-il demander des dommages et intérêts ?

En toute logique, c’est la fin du journalisme d’investigation qui est visée par la décision incroyable de Versailles.

Pour l’histoire, nul doute que la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg, suivant sa jurisprudence, condamnera la France, une fois de plus.

Pour l’heure, le SNJ salue le courage de Rue89 et d’Arrêt sur Images pour avoir proposé de reprendre en libre consultation tous les éléments visés par l’interdiction.

Il appelle tous les autres médias à faire de même.

Paris,

vendredi 5 juillet 2013

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:45

Depuis des années, le Syndicat national des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, milite pour l’harmonisation du droit français avec la jurisprudence européenne en terme de protection des sources des journalistes.

Pour cette raison, le SNJ s’était félicité de l’adoption de la loi du 4 janvier 2010, tout en étant le premier à regretter des exceptions et imprécisions qui, disait-il, « risquaient d’ouvrir la voie à des interprétations divergentes des enquêteurs du Parquet et des tribunaux  ».

C’est donc avec intérêt qu’il a pris connaissance de la volonté de la garde des Sceaux de corriger ces imperfections. Mais, le SNJ, représentant un journaliste sur deux, constate et déplore avoir été exclu de tous les travaux préparatoires avec la garde des Sceaux alors qu’elle affirme avoir consulté la profession. Il s’inquiète aussi beaucoup de l’annonce, par le porte-parole du ministère, selon laquelle la loi du 4 janvier 2010 serait abrogée alors qu’il n’était question que de la compléter.

Quelles que soient ses imperfections, ce texte est en effet, dans certaines de ses dispositions, beaucoup plus protecteur pour les sources des journalistes que la plupart des législations existantes dans les autres démocraties y compris dans la loi belge.

Le SNJ, artisan principal de la protection des sources, a des propositions concrètes et innovantes dans l’optique d’un texte de loi qui ne laisse pas de place aux exceptions et à l’ambigüité, et assure la sécurité des sources elles-mêmes.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:43

Le SNJ a toujours été solidaire de Charles Enderlin ( France 2 ) injustement accusé, poursuivi et harcelé pour son reportage sur la mort de Mohammed Al Dura, un jeune Palestinien de 12 ans, tué à Gaza le 30 septembre 2000.

 

Pendant plus de 10 ans, quelques acharnés ont tenté de le discréditer, le salir, le faire condamner.

 

Le SNJ a multiplié les actions de solidarité. Lors de son congrès de Lyon, en 2007, ce sont, après les journalistes de France 2, plus de 150 délégués de toutes formes de presse qui ont signé la pétition : "Charles Enderlin, l'honneur d'une rédaction"

 

Son reportage, qui a fait le tour du monde et sert toujours de référence, est cependant encore l'objet d'attaques en justice.

 

C'est le cas mercredi prochain où notre confrère doit faire face à un de ses accusateurs permanents.

 

M. Karsenty, directeur d’une agence de notation des médias, avait demandé sa destitution en dénonçant la diffusion "d’un faux reportage, une pure fiction comportant, en première partie, une série de scènes jouées". Il doit être rejugé par la cour d'appel de Paris pour diffamation contre Charles Enderlin.

 

Nous avons donc la possibilité de témoigner de notre solidarité avec notre confrère et de notre exigence pour une information de qualité, dont il est un des symboles.

 

Un rassemblement est prévu ce jour, mercredi 16 janvier, à 13h30, 4, boulevard du palais, chambre 7, pole 7 de la cour d'appel de Paris.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 15:45

 La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ, dont le SNJ est membre) a condamné le décès du journaliste émérite Gilles Jacquier de France 2 qui a trouvé la mort dans la ville syrienne de Homs. Selon ses confrères, le journaliste se trouvait dans cette ville, bastion des opposants au régime syrien avec un groupe de journalistes étrangers dans le cadre d'une visite organisée par les autorités syriennes.

« Nous déplorons la mort d'un journaliste expérimenté et respecté par ses collègues, » a déclaré Olivier Da Lage, vice-président de la FIJ. « Il est néanmoins important que les autorités syriennes s'expliquent sur les mesures de protection qu'ils avaient prises pour assurer la sécurité de nos collègues lors de ce déplacement dans un climat d'insécurité qui règne dans le pays ».  


La presse indique que M. Jacquier a été tué lors d'une attaque à la grenade contre les partisans du président syrien Assad qui avaient organisé une manifestation que M. Jacquier et un groupe d'autres journalistes étrangers couvraient.


Au moins sept syriens auraient aussi perdu la vie dans cette attaque, selon la presse. Le journaliste de France 2 est le premier journaliste étranger tué en Syrie depuis le début de l'insurrection contre le pouvoir syrien en mars dernier. Son cameraman a été blessé ainsi qu'un autre journaliste hollandais, d'après certaines informations dans la presse européenne.


« Nous appelons tous les journalistes travaillant en Syrie à la plus grande vigilance et rappelons aux autorités syriennes leur responsabilité de protéger tous les journalistes, nationaux et étrangers, dans l'exercice de leur travail», a averti Stephen Pearse, Secrétaire général adjoint de la FIJ. «  Nous exprimons nos condoléances à la famille et aux collègues de M. Jacquier et souhaitons prompte guérison aux blessés ».


M. Jacquier avait remporté de nombreux prix et distinctions de journalisme depuis le début de sa carrière en 1991. Il se trouvait en Syrie pour un reportage pour l'émission Envoyé Spécial de France 2.

 

La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 131 pays du monde

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:34

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De plus en plus souvent, dans certaines rédactions, on suscite, on encourage, au minimum on tolère,  des mises en scène de l'Information en contradiction frontale avec la stricte rigueur qui doit rester de mise dans notre profession.

 A Trouville, ce jeudi 5 janvier 2012, une équipe travaillant pour "Complément d'enquête" un magazine de France 2, a mis en scène, sous forme de "reconstitution", un moment  d' un braquage contre le casino de Trouville l'été dernier et, ce, en face du dit casino.

L'équipe était composée d'un journaliste rédacteur (CDI), d'une journaliste reporter  d'images (pigiste) et d'un jeune preneur du son.

Deux personnes trouvant  leurs comportements plus que suspects, un révolver faisait partie de l'action, ont appelé la police qui a arrêté manu militari les acteurs de ce mauvais mélodrame.

Il est heureux que les choses, sur le terrain, n'aient pas été plus graves.

Il n'en demeure pas moins qu'une plainte a été déposée et que le procureur de Lisieux a été saisi du dossier.

"On ne se balade pas avec une arme à la main, qui, même factice et à 40  euros, peut être prise pour une vraie", a-t-il déclaré à l'AFP, au sujet de  cette reconstitution qui se voulait très réaliste.

Même si l'équipe a présenté ses excuses au couple choqué, il n'en demeure pas moins que ce type de comportement est inadmissible et risque de jeter l'opprobre sur toute une rédaction.

Une commission de discipline,  va être réunie pour déterminer les responsabilités de chacun, hiérarchie comprise.

Cet épisode lamentable doit servir à mettre en garde notre profession  contre toute tentative de  "flirter" avec les principes déontologiques.

Paris, ce 8 janvier 2012

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:55

Récemment nous avions posté l'article suivant : "Le SNJ de la SNPEI a vu passer cet article du "volatile" et s'étonne que dans la tourmente actuelle, aucune communication écrite et officielle de la part du groupe ou de Paris Normandie ne lui ait apporté de réponse ou de contradiction. En interne, on notera que depuis quelques semaines. aucun salarié interrogé n'a senti une inflexion de la ligne politique du journal,  Et à la lecture, les sujets politiques sont effectivement traités de la même façon qu'auparavant. Mais l'article du Canard s'est révélé un écueil supplémentaire pour certains journalistes qui, interrogeant des institutions publiques à gauche, se sont vus mettre cet article sous le nez. Une affaire à suivre."

 

Canard

Depuis, un comité d'entreprise a eu lieu le 1er décembre. C'est avec énergie que la direction de Paris-Normandie a réfuté devant les élus des salariés toute pression et inflexion de la ligne politique du journal dans le contexte évoqué par le Canard Enchaîné.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:28

Pas facile de se séparer d'un salarié, quand on est patron... C'est ce dont témoigne un arrêt de la cour de cassation délivré récemment et qui statue sur le départ mouvementé d'un ancien rédacteur en chef de Paris-Normandie.

Ce salarié, et pas n'importe lequel, qui avait été mis au placard, est allé jusqu’à la Cour de cassation pour gagner contre son ex-employeur. Jeté seul dans l’arène et contre plus fort que soi,… mais avec des arguments affutés, ça peut le faire.

 

Voilà un résumé de l'arrêt de la cour de cassation qu'on peut retrouver dans son intégralité au lien suivant :

 

www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000023013326&fastReqId=1798233826&fastPos=1

 

Cour de cassation

chambre sociale

Audience publique du mercredi 3 novembre 2010

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a été engagé à compter du 18 mai 2004 en qualité de rédacteur en chef du journal Paris-Normandie par la société Normande de presse républicaine, aux droits de laquelle se trouve la société Normande de presse, d'édition et d'impression ; que par lettre du 14 mai 2007, le salarié, faisant grief à son employeur de l'avoir remplacé dans ses fonctions sans qu'une nouvelle affectation ne lui soit proposée, a pris acte de la rupture de son contrat de travail ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes à titre de licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

Attendu que pour dire que la prise d'acte de la rupture du contrat de travail produisait les effets d'une démission,

l'arrêt retient que l'analyse des attestations produites par le salarié révèle seulement qu'une nouvelle équipe a été mise en place après l'arrivée du nouveau président-directeur général, M. Y..., qui a annoncé en janvier 2007 que M. X... quitterait le journal fin mars 2007 et serait remplacé par Mme Z..., que l'intéressé manquait d'activité

professionnelle à partir du mois d'avril 2007 et se trouvait à son domicile, qu'il en était très affecté, qu'il avait

demandé à plusieurs reprises un rendez-vous avec M. Y... pour clarifier sa situation et qu'un calcul de ses indemnités de licenciement avait été effectué par le service des ressources humaines ; que selon les communiqués de presse, Mme Z... a repris le 1er mars 2007 les fonctions de M. X... avec lequel elle devait travailler jusqu'à la sortie de la nouvelle formule du journal Paris-Normandie le 27 mars 2007, pour devenir ensuite seule rédactrice en chef, son prédécesseur devant être nommé au sein du groupe Hersant Média ; qu'il n'est pas avéré que la société Normande de presse d'édition et d'impression ait pris des engagements précis sur le délai et les conditions de réalisation d'une rupture du contrat de travail du salarié ou d'une nouvelle affectation ; qu'il n'apparaît pas que M. X... ait adressé à son employeur la moindre protestation écrite sur sa situation consécutive à son remplacement par Mme Z... avant sa lettre de prise d'acte de la rupture ; que les faits invoqués par l'intéressé au soutien de sa prise d'acte ne sont donc pas établis ;

Attendu cependant que l'employeur a l'obligation de fournir le travail convenu ; Qu'en statuant comme elle a fait, alors qu'il résultait de ses constatations que le salarié avait été remplacé dans ses fonctions de rédacteur en chef à compter du 28 mars 2007 et qu'aucune autre affectation ne lui avait été proposée, ce dont il résultait que l'employeur avait manqué à son obligation de fournir à son salarié le travail convenu, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations, a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 16 décembre 2008, entre les parties, par la cour

d'appel de Rouen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Caen ;

Condamne la société Normande de presse, d'édition et d'impression aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Normande de presse, d'édition et d'impression à

payer à M. X... la somme de 2 500 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du trois novembre deux mille dix.

Publication :

Décision attaquée : Cour d'appel de Rouen du 16 décembre 2008

 

Pour une analyse de cet arrêt on consultera :

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/16/une-mise-au-placard-equivaut-a-un-licenciement-abusif.html

http://avocats.fr/space/frederic.chhum/content/prise-d-acte-d-un-journaliste-suite-a-son-remplacement-sans-nouvelle-affectation--requalifiee-en-licenciement-abusif_CE7020FD-E87E-4CC9-9B41-F3DF8801B65E/web-print



Signalons par ailleurs que Paris-Normandie a vu un licenciement pour faute grave (un ex premier secrétaire de rédaction) requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse par la commission arbitrale des journalistes. Au terme de diverses procédures, ce salarié qui avait été chassé de l'entreprise sans indemnités, devrait toucher près de 170 000€ (décisions tant du tribunal des prud'homes de Rouen en 1re instance que de la commission arbitrale des journalistes).

 

Ces procédures judiciaires sont tellement navrantes qu'elles se passent de commentaire...

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 19:03
Denis Robert, qui avait été un des tout premiers protagonistes à être mis en examen dans l’affaire Cleastream, vient d’être relaxé par le tribunal.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, à ses côtés depuis le début, se félicite de cette décision. Elle rend son honneur professionnel à un confrère, dont le seul « crime » était d’avoir enquêté avec opiniâtreté et courage, dans le but de révéler aux citoyens les dessous des transactions financières internationales.

Le procès de Denis Robert était le procès du journalisme d’investigation et la justice ne s’y est pas trompée.

C’est une leçon pour tous ceux qui sont tentés de faire diversion sur le dos des journalistes, en cherchant à les désigner comme coupables alors qu’ils ne font que leur mission, en mettant au grand jour les intrigues politico-financières et autres pratiques illégales, indignes d’une société démocratique.

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