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  • : Syndicat national des journalistes à Paris Normandie, Havre-Libre, Havre-Presse et progrès de Fécamp
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Qui sommes-nous ?

Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:36

Pendant combien de temps encore la direction de Publihebos va-t-elle imposer aux journalistes de travailler pour ses sites Internet sans aucunecontrepartie ? Le SNJ réclame l’ouverture d’une négociation.

La direction a cru pou voir régler la questiondu multimédia à Publihebdos par le biais d’une prime de 200 € brut qui aurait été versée unefois pour toutes. C’est ce qu’elle a proposé au détourd’un projet d’accord sur les droits d’auteurs en 2012. Le SNJ a évidemment refusé cette aumône qui aurait compromis l’ouverture de toute discussion sérieuse sur le sujet.

Or depuis trois ans, à mesure que chacun de nos titres créait son site Internet, nombre d’entre nous ont accepté, sur la base du volontariat (c’est la direction qui le disait), d’y contribuer bénévolement. Aujourd’hui, fini de rire, la direction menace de représailles ceux qui n’entendent pas passer des heures à facebooker, tweetter et poster des articles hors de tout cadre négocié. Le multimédia, dont notre PDG Francis Gaunand lui-même affirme,à longueur de tweets, qu’il représente l’avenir de la presse, ne mériterait donc aucune discussion ?

À Ouest-France,un accord depuis 2007

Le SNJ, lui, estime au contraire qu’il faut plus que jamais contraindre la direction à ouvrir des négociations, vu les bouleversements à l’œuvre dans toutesles rédactions : nouveaux outils, nouveaux rythmes de diffusion, nouveaux modes d’expression, nouvelles pratiques journalistiques…

Internet a non seulement des effets sur l’organisation du travail, avec des tâches qui se surajoutent à celles existantes, mais également sur le contenu et la qualité de l’information : politiquedu buzz, du sensationnalisme, de la rapidité au détriment de la vérification. Il faut noter qu’à Ouest-France, la direction du groupe Sipa a accepté designer dès 2007 un accord multimédia, sans doute plus consciente des véritables enjeux du Web. Celui-ci s’est traduit par des embauches de journalistes dédiés à l’Internet. Si notre direction persistait dans son incompréhensible refus de négocier, elle porterait la responsabilité d’un sous-développement de nos titres dans l’univers numérique.

La section SNJ de Publihebdos

Rennes, le 18 décembre 2013.

 

Ce que dit la loi

La direction s’appuie sur l’amendement Kert (loi Hadopi) pour passer en force sur le bimédia. Cet amende-ment a modifié le Code dutravail (Art. L.7111-5-1) : lacollaboration entre une entreprise de presse et un journaliste professionnel porte sur l’ensemble des supports dutitre de presse. Mais cette disposition n’est pas rétroactive. Elle ne s’applique qu’aux contrats postérieurs au 12 juin 2009. Autrement dit, il n’existe pas d’obligation pour un journaliste embauché avant cette date de travailler gratuitement pour le Web.

 

Où en sont les quotidiens normands ?

Le SNJ au sein de Paris-Normandie, Havre-Libre, Havre-Presse et Progrès de Fécamp a les mêmes exigences : le principe de l'ouverture d'une négociation est acquis, reste apparemment à régler des problèmes d'agenda sachant que si le multipédia est un enjeu cardinal pour le SNJ, il n'est pas forcément revendiqué comme tel par d'autres organisations qui sont dans le même champ de syndicalisation.

Le SNJ a par ailleurs demandé, et le demandera encore, un CHSCT extraordinaire sur les modifications des conditions de travail qu'imposent les nouvelles technologies.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:06

L'oeil rivé sur le nombre de visiteurs unique des sites web des journaux, les éditeurs continuent à marche forcée le passage des rédactions au bi-média. Voire au media global, concept amusant qui ressort davantage du marketing que du journalisme et où c'est la "marque", sa reconnaissance, qui prime pour valoriser ou non une information.

Evidemment, à chaque fois que le SNJ s'élève contre cette marche forcée qui ne s'accompagne pas d'embauches ou d'une organisation de travail claire, il passe pour un nid d'archéos en colère, décidé à mettre en péril un modèle économique que personne n'a encore trouvé pour vendre des informations.
Deux exemples normands. Une pigiste de la Manche explique : " Il y a un mois déjà, j'étais - comme les différents collaborateurs Régions de La Gazette des communes (groupe Moniteur) - sollicitée pour donner mon accord à une majoration de 5% sur le prix du " feuillet web " en échange du droit de le réexploiter sur d'autres supports. A ce jour, je ne me suis toujours pas résignée à dire oui". Pourquoi ? Parce quà force de rééxploiter les mêmes papiers dans divers titres, la presse perd son pluralisme, donc perd ses lecteurs et perd aussi ses emplois. C'est parce que chaque titre était, il y a quinze ans, en position d'offrir des infos spécifiques à chacun, que le contrat de lecture était assuré. A force de perdre leur spécificité en mutualisant leurs contenus, les titres ont perdu la confiance de leurs lecteurs qui sont entre 2 et 5 % chaque année à se détourner de la PQR.
Autre exemple : la vision d'un éditeur - Groupe Hersant Media - pour ne pas le nommer. Il a récemment convoqué les organisations syndicales pour tenter de créer, comme la loi l'y autorise mais ne l'y contraint pas, "une famille cohérente de presse". Cela permettrait à chaque titre du groupe (Nice Matin, La Provence, L'Union, Paris-Normandie & Co) de se transmettre en temps réel des articles en provenance des régions de diffusion. Un "plus éditorial pour les lecteurs"? Pas vraiment : un article est rédigé soit pour un titre défini (on n'écrit pas un papier relatant un accident de la même façon si on est dans la région concernée ou pas), soit comme un article d'agence destiné à être repris partout. A terme, une famille cohérente de presse, ce serait l'uniformisation rampante des contenus des journaux qui permettrait une saignée massive d'emplois. Mais c'est en défendant l'emploi dans les rédactions, et par extension le pluralisme des titres, que les lecteurs renoueront, ou à tout le moins ne fuiront pas, les titres de la presse de province.
Le SNJ de la SNPEI
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:33

Décidément, GHM met en oeuvre une stratégie globale de mutualisation dans tous ses titres, en témoigne ce qui se passe dans le Valais où, selon un ancien conseiller d'Etat PS, le groupe risque de mettre en oeuvre un rouleau compresseur rédactionnel (une plate-forme rédactionnelle) chargé de vendre une pensée unique. Un article éclairant au regard des projets concoctés en France, avec des négociations où le groupe propose aux syndicats, dans le cadre de la renégociation des droits d'auteur liée à la loi Hadopi, de créer une « famille cohérente de presse » qui permettrait, à l'instant même de leur rédaction, de mutualiser tous les contenus des titres GHM en métropole. Inutile de dire que le SNJ n'est pas très chaud, c'est un euphémisme, opur donner son accord à un tel projet. La prochaine réunion de négociation pour les titres PQR de GHM a lieu le 1er avril, et ce n'est pas un gag.


A lire : http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/invite/gare-a-la-pensee-unique-862-194797#comments

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 20:22

Le 23 février dernier le groupe GHM a convoqué tous les syndicats présents dans ses titres, qu'ils soient ou non représentatifs des journalistes, à une négociation sur les droits d'auteur (une discussion qui ne concerne pourtant que les journalistes). S'il s'agissait lors de cette première réunion de caler les dates et les délégations, le groupe a néanmoins évoqué les directions dans lesquelles il souhaitait aller. La loi Hadopi, pour le groupe, transforme tous les journalistes en contributeurs de papiers quel que soit le support (internet, papier, sms etc...). Une vision que les débats parlementaires contredisent... Par ailleurs le groupe souhaite uniformiser les pratiques de rétribution des droits d'auteur au sein de ses titres et surtout créer une « famille cohérente de presse ». Cette dernière, qui recouvrirait l'ensemble des titres GHM, permettrait l'échange instantané de copie entre les titres sous le couvert d'un accord collectif. Une vraie menace pour l'emploi et le pluralisme. Enfin, GHM souhaiterait élargir la diffusion de ses papiers à des acteurs non institutionnels (sites web des banques par exemple). Le SNJ participe avec une extrême attention à ces négociations, sachant que GHM est le premier groupe de PQR à s'engager dans ces discussions à la suite de l'adoption des mesures Hadopi. Et sachant aussi que l'issue de ces réunions engagera non seulement les journalistes de GHM mais l'ensemble de la profession. De façon optimiste, GHM envisage une conclusion d'accord cadre (à décliner ensuite dans les diverses entreprises) aux alentours du 15 avril.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 09:17

C'était prévisible  : la mauvaise foi fait hélas partie du dialogue social.
En juin dernier l'Assemblée adoptait un train de mesures regroupées dans la loi Hadopi. L'une des dispositions, à la suite d'un amendement déposé par Christian Kert, prévoit que désormais "tous les journalistes sont appelés à collaborer sur l'ensemble des supports du titre". Mais le contexte dans lequel les députés avaient avalisé cette modification obligeant les journalistes à devenir multi-supports (de rédacteurs "papier", ils peuvent désormais et sans contrepartie ne publier que sur le Web, sur le téléphone mobile, voire tout à la fois) a été ignoré par les patrons de presse, celui de la SNPEI singulièrement qui, en cas de contentieux, a esquissé la possibilité d'aller jusqu'en cassation.
Or les députés ont explicitement adopté le sous-amendement de Christian Kert avec la garantie qu'il ne s'appliquerait pas aux contrats en cours, mais à ceux à venir. Et que pour l'existant, les journalistes devaient signer un avenant à leur contrat de travail et que leur refus de devenir multi-support ne pourrait entraîner leur licenciement. Les débats parlementaires, dont nous publions un extrait, sont très clairs.

 

 

M. Christian Kert.

Le journaliste peut désormais être amené à travailler sur les différents supports du titre de presse. Si tel ne devait pas être le cas, cela doit être précisé dans le contrat de travail ou, pour les pigistes, dans toute autre convention de collaboration ponctuelle. Ce sous-amendement vise à prendre en compte la révolution numérique

Pour les contrats de travail en cours d’exécution, un avenant devra être conclu pour prévoir que la collaboration du journaliste est désormais multi-support. Le refus par le journaliste de conclure un tel avenant ne saurait être considéré comme une cause réelle et sérieuse de licenciement.

(Remarque : ce point des débats parlementaires est essentiel, car c’est sur cette base que l’amendement Kert a été voté : un employeur ne peut donc en aucune façon forcer un journaliste à signer un avenant de collaboration multisupports en le menaçant de sanctions ou de licenciement s’il refuse).

Pour les journalistes déjà salariés qui concluent cet avenant à leur contrat de travail, l’employeur, dans le cadre de son obligation de formation de ses salariés, fera un effort particulier pour adapter leurs compétences au travail sur différents supports. En effet, en application d’un article du code du travail, il lui appartient de veiller au maintien de la capacité de ses collaborateurs à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des compétences, des technologies et des organisations.



En refusant d'entendre la loi, telle qu'elle a été votée dans son contexte, les éditeurs la violent et obèrent les futures négociations concernant les droits d'auteur, où les partenaires sociaux ont tous les leviers pour définir la temporalité à partir de laquelle le droit d'auteur se déclenche, mais aussi - ce qui intéresse le plus nos patrons-éditeurs - l'existence et la composition de "familles cohérentes de presse" prévues par la loi Hadopi au sein desquelles les échanges de papier seraient possibles avec contrepartie.

 

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