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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:22

Hier, le tribunal de commerce du Havre a décidé, suivant en cela les demandes de l'administrateur judiciaire et des salariés, d'accorder quelques jours de répit à la SNPEI.

La situation, faut-il le rappeler, est compliquée. A la date du 19 juin, date limite précédente du dépôt des offres de reprise, la SNPEI n'avait plus de repreneurs. Le groupe Rossel, qui cherche avant tout à prendre le contrôle du pôle CAP, avait jeté l'éponge le 5 juin. Jean-Charles Bourdier, qui s'était mis sur les rangs en avril, avait lui aussi abandonné son projet faute d'avoir obtenu suffisamment de financements. Restaient MM. Ellie et Huertas qui, quelques jours avant l'audience du tribunal, avaient déclaré "suspendre" leur offre faute de visibilité tant sur des éléments contractuels liant les titres normands à GHM que sur le montant prévisible qu'ils auraient à débourser sur les clauses de cessions.

 

Cette suspension - qui équivalait à un retrait en droit commercial - était-elle définitive ? Nous le craignions. Petite bouffée d'oxygène, les deux repreneurs se sont présentés hier devant le tribunal de commerce, ont défendu leur projet, ont expliqué avoir besoin d'un délai pour finaliser leur offre.

 

Nous avons insisté lors de l’audience que s’il restait un avenir pour nos titres et nos emplois, il fallait nous donner le temps nécessaire pour y parvenir. Nous ne pouvons pas nous résigner à voir notre presse disparaître. Et nous avons précisé à nouveau que nous étions ouverts à étudier toutes les offres avec les porteurs de projets. Le procureur ayant entendu nos revendications, votre mobilisation et pris en compte ce que subissent les salariés depuis le début de l’année, a évoqué une « ultime chance ».

 

C'est pourquoi le tribunal de commerce a accordé à la SNPEI, SNP un mois de période d'observation supplémentaire (cette phase se terminera le 20 juillet). Une nouvelle date limite de dépôt des offres de reprise a été fixée au 29 juin. C'est dans cet intervalle que MM. Ellie et Huertas devront finaliser leur projet, mais c'est aussi jusqu'au 29 juin que d'autres repreneurs peuvent déposer des offres. On sait qu'un autre repreneur, dont l'identité est pour l'instant inconnue, travaille à un projet qui est socialement bien plus destructeur. Une rencontre avec les organisations syndicales doit être organisée d'ici le 29 juin.

 

Le 5 juillet, une nouvelle audience du tribunal de commerce aura lieu. Il s'agira de constater si une offre de reprise valable est présente ou non. Et éventuellement d'ordonner la reprise ou la liquidation.

 

A ce jour, l'offre de reprise de MM. Ellie et Huertas est la plus aboutie même si elle souffre d'imperfections soulignées lors de l'audience du tribunal de commerce. Elle suppose 83 suppressions de postes. Depuis que cette offre est sur la table, les élus et les organisations syndicales n'ont eu de cesse de la "pousser" pour qu'elle aboutisse, sachant qu'il n'y avait d'autre alternative que des suppressions d'emplois plus importantes encore, faute de porteurs de projets socialement mieux disants.

A l'issue de nombreuses discussions, les organisations syndicales sont arrivées à un pré-accord avec MM. Ellie et Huertas qui ont entendu un certain nombre de nos revendications, portant notamment sur les catégories professionnelles et la ventilation des effectifs touchés par les suppressions de postes.

 

Il s'agit, vous l'aurez compris, d'un choix contraint pour éviter la liquidation synonyme de casse sociale encore plus grande, d'autant qu'il apparaît que de grands groupes de presse lorgnent aujourd'hui sur la zone de diffusion haut-normande et espèrent pouvoir s'y installer après l'éventuelle liquidation de la SNPEI. Depuis la mise en redressement judiciaire de la SNPEI, les équipes syndicales et les élus, s'ils ont porté de nombreuses revendications, s'ils ont porté la parole dans tous les ministères et auprès de tous les élus locaux, s'ils ont multiplié les actions pour faire entendre votre voix, ont néanmoins à chaque fois fait face à des situations de contrainte. Les premiers plans (Rossel et Bourdier) n'étaient pas négociables. Aujourd'hui le mariage même entre le groupe Rossel et GHM semble compromis au vu des discussions au pôle CAP. En l'absence de ce rapprochement, les banques, à qui GHM doit 220 millions d'euros, risquent fort d'exiger immédiatement leur dû, ce qui entraînera la mise en redressement judiciaire de l'ensemble du groupe GHM.

 

A la SNPEI, il ne restait que l'offre de MM. Ellie et Huertas. Là encore, le nombre de suppressions d'emplois était un préalable. Et le groupe GHM n'a pas, au départ, facilité l'émergence de cette offre de reprise.

 

Il appartient désormais à MM. Ellie et Huertas de présenter une offre qui soit conforme aux négociations menées avec les organisations syndicales et qui donne au tribunal de commerce des garanties juridiques suffisantes pour qu'elle soit acceptée. A défaut, et si aucun autre projet de reprise n'est valablement présenté d'ici le 29 juin, on peut craindre une liquidation. Se posera alors la possibilité que les salariés prennent eux-mêmes leur destin en main. 

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Published by Le SNJ de la SNPEI - dans GHM
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