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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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Face aux difficultés -qu'elles soient économiques ou déontologiques - qui rendent l'exercice du métier de journaliste de plus en plus difficile, face à la crise économique tout court, les élus de la SNIC vous proposent ce blog. Un outil pour vous permettre de réagir, d'exprimer vos attentes.
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:46

Deuxième et sans doute dernière rencontre avec la direction de la société normande de presse, d'édition et d'imprimerie ce jour, 19 janvier, concernant la négociation annuelle obligatoire (voir un post précédent). Pour mémoire le SNJ avait revendiqué, au vu des conditions économiques et de négociations de branche dans l'impasse une revalorisation de tous les salaires de 3 %, une hausse de la valeur des tickets restaurants et surtout une augmentation des bas salaires.
Force est de constater que la direction nous a partiellement entendu. Après quelques échanges plutôt bien argumentés;, la direction a fait les propositions suivantes.

Sur les salaires : elle reste sur sa position de principe qui est "pas d'augmentation collective en dehors des accords de branche", notamment au vu des résultats économiques de la SNPEI. C'est en vain que nous lui avons fait valoir que le coût de la vie était en constante augmentation. Cette attitude était hélas prévisible et c'est donc dans les marges que l'essentiel de la négociation a porté.

Sur l'indemnisation des kilomètres, la direction n'a rien voulu lâcher détaillant que les 0,35 centimes appliqués aujourd'hui étaient le niveau le plus élevé constaté au sein de GHM. Mais GHM n'est pas la toute la PQR : le SNJ constate pour sa part que la valeur moyenne de l'indemnisation est de l'ordre de 40 centimes d'euro.

Sur les bas salaires : le SNJ a fait le constat que 26 personnes de la rédaction bénéficiaient d'un indice 120 ou inférieur. Au regard des emplois classifiés dans la grille, ces salariés devraient presque tous être à 130 ou plus. "On ne peut pas tout faire tout de suite, mais nous avons décidé de poursuivre notre politique envers les bas salaires et nous l'intensifions", a déclaré la direction. Sur les 26 salariés, 11 vont bénéficier en 2010 d'augmentations individuelles. Soit pour l'entreprise une enveloppe globale de 26 000 euros. Reste que le SNJ s'est élevé contre les injustices que ces augmentations individuelles suscitent. Pour se justifier la direction a détaillé que les critères utilisés pour choisir les bénéficiaires étaient : ancienneté, qualité du travail, niveau de responsabilité dans les petites locales notamment. Elle se dit prête à entendre les salariés estimant avoir été oubliés dans ce train d'augmentations.

Bonne nouvelle aussi pour les employés : la nouvelle classification va permettre une augmentation de 19 salariés (en moyenne 57 euros de plus par mois). 19 employés, c'est 40 % des personnes concernées qui vont être augmentées. Soit une enveloppe globale pour l'entreprise de 21 000 euros.

Plus complexe : les tickets restaurants. Répondant à la fois aux revendications du SNJ, de la CGT mais aussi de la CGC, la direction a fait un double geste. D'une part elle accepte d'étendre le bénéfice de ces titres aux CDD ayant trois mois d'ancienneté. Un geste fort notamment en direction des CDD quasi permanents à la technique mais aussi en direction des autres collèges, notamment pour les contrats de professionnalisation et les remplacements d'arrêts maternité. Pourquoi un délai de trois mois : parce qu'il marque souvent la fin de périodes d'essai et pour des facilités de gestion. Regret : les stagiaires d'été à la rédaction, quand ils ont un CDD, ne seront pas concernés. Enveloppe globale pour l'entreprise : de 16 à 20 000 euros.
Par ailleurs la direction, si elle a refusé de porter la valeur faciale de ces titres à 8 euros (contre 7 aujourd'hui) a répondu à une autre demande du SNJ. Désormais l'entreprise accepte de prendre à sa charge 54 % de la valeur de ces titres (contre 50 % précédemment), soit une une cotisation par titre de 3,20 euros pour les salariés (3,80 pour l'entreprise). Cela signifie en moyenne, sur 203 jours travaillés par an, un gain de pouvoir d'achat annuel de 60,9 euros. Pour l'entreprise, qui défiscalise ses cotisations, ce geste représente environ 20 000 euros.

Dans le contexte économique contraint de la SNPEI, ces gestes, s'ils s'apparentent à du saupoudrage, n'en restent pas moins appréciables. Ils représentent entre 82500 et 100 000 euros sur le budget 2010. Au SNJ désormais de porter au niveau de la branche, avec des actions à l'appui si nécessaire, des revendications fortes en matière d'augmentations collectives. 

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Published by Le SNJ de la SNPEI - dans Salaires - négociation
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