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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:23
 

Seniors : le SNJ

ne signera pas

L'enfer est parfois pavé de bonnes intentions... Depuis la promulgation de la loi sur

le financement de la sécurité sociale en 2008, toute entreprise devait d'ici le 31

décembre se doter soit d'un accord (avec les organisations syndicale) soit d'un plan

d'action visant à maintenir dans l'emploi les plus de 55 ans, et favoriser le

recrutement des plus de 50 ans. Louable intention mais dont la traduction concrète

alors que 600 000 jeunes vont entrer sur le marché du travail, que le taux d'emploi

des seniors en France est l'un des plus bas d'Europe, que l'emploi dans le secteur

de la presse est sinistré, que la réforme des retraites s'annonce, est difficile.

Le SNJ s'est donc engagé dans les discussions sur les seniors lors de deux

séances (seulement, alors que le sujet est vaste) de négociation. Mais l'accord

proposé à sa signature – s'il collectionne quelques avancées – présente un défaut

congénital. Il ne chiffre pas d'objectifs concrets en terme d'emploi au sein de la

SNPEI. Et sans cette garantie le SNJ ne pouvait cautionner un tel texte. Celui-ci

deviendra donc un plan d'action, une sorte d'engagement unilatéral de l'entreprise,

qui sera valable pour les trois années qui viennent. Et il permettra surtout, dans le

contexte plus que tendu de la trésorerie de la SNPEI, d'éviter de payer une pénalité

de 1% de la masse salariale en raison de l'absence de tout plan seniors.

Le texte présenté par la direction, qui vraisemblablement se transformera en plan

d'action, amendé par les revendications du SNJ, comporte quelques points

intéressants. Il met en place des entretiens dits de seconde partie de carrière pour

les plus de 45 ans. A la demande des salariés, un entretien consacré à la

construction d'un nouveau projet priofessionnel au sein de l'entreprise pourra être

réalisé (avec des informations délivrées sur les formations, les objectifs du salariés,

les souhaits de mobilité, les éventuels aménagements d'emploi....). L'entreprise

s'engage aussi à ce que chaque salarié de plus de 45 ans puisse bénéficier d'une

action de formation tous les trois ans.

Autre piste intéressante, mais non aboutie, le développement du tutorat sur la base

du volontariat, afin d'accueillir au mieux les jeunes journalistes, voire aux personnes

mutées. Problème : si le texte précise que chaque tuteur bénéficiera d'une

formation délivrée par un organisme agréé, il ne prévoit rien pour le salarié qui

exercera cette mission supplémentaire. Il n'y a pas par exemple un quota d'heures

pour assurer ce tutorat. Comment, dans ces conditions, exercer valablement cette

mission ?

Dans le même esprit l'accord proposé à la signature du SNJ prévoit, pour ceux qui

travaillent la nuit ou qui exécutent des travaux de manutention et charges lourdes,

la possibilité de demander de passer à temps partiel à partir de 57 ans. Trois

remarques : tout salarié est fondé à demander un temps partiel, et cela quelque soit

son âge ou la pénibilité de son emploi. A l'entreprise de décider de l'accorder ou

non. Par ailleurs l'entreprise se fixe, dans les conditions limitatives qui sont les

siennes, l'objectif de répondre favorablement à 10 % seulement des demandes.

Enfin, et c'est là où le bât blesse vraiment, l'entreprise ne prévoit rien pour

remplacer les personnes travaillant à temps partiel (il s'agit donc de tailler un peu

plus dans la masse salariale) et n'abonde pas les cotisations sociales des partants

(comme c'est le cas dans de nombreux accords sur les départs en retraite

progressifs qui permettent de travailler à temps partiel, d'être payés au prorata des

horaires mais de bénéficier de cotisations sociales calculées sur un équivalent

temps plein). Un vrai marché de dupes. Le texte propose aussi d'étudier

spécifiquement la part des seniors dans les jours d'arrêt de travail. L'initiative est

bonne si cela est suivi d'actions concrètes pour limiter ces arrêts de travail (une

visite supplémentaire à la médecine du travail par exemple, des actions de

prévention). Mais rien n'est pour l'instant prévu.

Enfin l'entreprise, qui ces deux dernières années a embauché 10,5% de seniors,

s'engage à doubler ce pourcentage. Problème : il ne s'agit que d'un pourcentage.

Sachant qu'en CE le Pdg a expliqué qu'il en ferait des embauches qu'en cas

d'absolue nécessité, la portée de cet engagement est singulièrement limitée.

Le SNJ ne cautionnera donc pas cet accord.

 

 

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Published by Le SNJ de la SNPEI - dans Délégation du personnel
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