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Les élus du syndicat national des journalistes de la  Société normande d'information et de communication (ex-Société normande de presse, d'édition et d'impression ou SNPEI)  vous proposent ce blog. Essentiellement à destination des salariés de Paris-Normandie, du Havre-Libre, du Havre-Presse, de Liberté-Dimanche (et de ses avatars) et du Progrès de Fécamp, ce blog a pour ambition de vous apporter les informations syndicales de l'entreprise, à l'exclusion des résultats économiques pour des raisons de confidentialité.
Le directeur de publication de ce blog est : Benoît Marin-Curtoud (snj_snic@yahoo.fr et b.marincurtoud@presse-normande.com). Les commentaires postés sur ce blog seront, le cas échéant, modérés, le SNJ se devant de respecter les lois sur la presse, sur la diffamation, sur la propriété intellectuelle.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:12

Si le SNJ n'est pas représenté au sein des journaux gratuits de la Comareg (groupe GHM), un tract intersyndical du CE de cette entreprise résume l'exaspération des salariés face aux décisions de l'actionnaire GHM. Le tribunal de commerce de Lyon rendra ce mardi 30 novembre sa décision quant à l'avenir de la Comareg et d'Hebdoprint, soit 2500 salariés.

 

 

 

 

CONSULTATION SUR LE PROJET DE DEPOT D'UNE DEMANDE D'OUVERTURE D'UNE PROCEDURE COLLECTIVE

MOTIVATION DU COMITE D'ENTREPRISE

CGT-FO-CFDT-CFTC


Nous sommes consultés aujourd'hui, le 25/11/2010, dans l'urgence sur un projet de dépôt d'une demande d'ouverture d'une procédure collective près le Tribunal de Commerce.

Alors que le CE a alerté depuis de nombreux mois sur l'avenir industriel d'Hebdoprint et de ses emplois, le calendrier de ladite procédure était déjà prévu avec le dépôt le 26 novembre pour une décision probable le 30. On voudrait nous faire croire qu'ont été décidés la mise en sauvegarde pour Hebdoprint et le redressement judiciaire pour Comareg dans le courant du mois de novembre. Nous croyons, nous, que c'était parfaitement anticipé et que n'était plus attendu que le feu vert du Conseil d'Administration de GHM qui s'est tenu le 29 octobre et au cours duquel GHM a officialisé son désengagement total du pôle gratuits.

Le manque de transparence dont a fait preuve la direction GHM tout au long des 18 derniers mois n'a d'égal que le mépris qu'elle nous porte lorsqu'elle nous met devant le fait accompli. Mépris qu'elle nous portait déjà du temps où la Comareg remplissait les poches de nos actionnaires et ne nous redistribuait que des augmentations générales indignes.

Paraît-il qu'aucun dividende n'aurait été perçu mais alors qu'on nous accordait « royalement » 50 euros par mois sur 13 mois pour 700 salariés (soit 650 euros/an/salarié), la douzaine d'actionnaires, elle, s'octroyait 900.000 euros à partager (soit 75.000 euros chacun à ne rien faire). La vache à lait que nous incarnions a permis à Philippe Hersant entre autre, d'acquérir le Pôle Sud et l'achat d'une rotative à l'Union de Reims. Et aujourd'hui il faudrait être compréhensifs et payer de nos emplois les grossières erreurs d'un patron qui n'a pas voulu se poser de question au moment où il l'eut fallu.

Alors qu'une loi prévoyait une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences avec une vision sur la stratégie de l'entreprise, que les organisations syndicales réclamaient la concrétisation de l'anticipation de l'évolution de nos métiers, Philippe Hersant s'est reposé sur ses lauriers et a encaissé la « tune » !

Toute cette richesse que nous avons produite par notre travail chez Comareg et chez Hebdoprint, nous la revendiquons ! C'est aux salariés qu'elle appartient et il serait juste qu'elle lui soit redistribuée ! Mais où est-elle justement cette richesse ? A qui a-t-elle profité ? A-t-elle servi à l'investissement dans de nouveaux outils industriels ? A-t-elle servi à anticiper l'évolution du modèle économique ?, personne ne pouvait prévoir une telle crise conjoncturelle (encore que !) mais la crise structurelle, nous, les salariés, nous a interpellés maintes fois et la seule réponse a été l'aveuglement par l'argent..

Ou alors y a-t-il une autre explication ? La direction de GHM est-elle si incompétente ?

Ou n'y a-t-il pas, depuis les débuts de la crise en août 2008, et même après, une réelle volonté de GHM de

nous laisser pourrir et mourir ?

Le redressement judiciaire de Comareg et la mise en plan de sauvegarde pour Hebdoprint (qui nous est présentée comme « moins pire ») sont bâtis, nous dit-on, sur un plan de continuation. Mais lequel ?

Encore une fois, il nous est demandé de faire confiance alors que rien ne nous est dévoilé ! Permettez-nous de douter de ce plan de continuation, fantôme jusque-là pour nous, car si on s'en réfère à l'incapacité de GHM pour innover et gérer des solutions en amont, qu'en sera-t-il dans l'urgence ? Car, enfin l'objectif prioritaire de GHM, en déclenchant ces procédures judiciaires, est bien que GHM s'en sorte aux moindres frais !

GHM ne veut pas payer les futurs plans sociaux ? Qu'à cela ne tienne : l'Etat le fera et ça commence tout de suite avec la prise en charge des salaires du mois de novembre 2010 par l'assurance de garantie des salaires ! C'est une assurance privée, nous direz-vous, mais très franchement est-ce que cela change quelque chose au fait que Philippe Hersant nous lâche purement et simplement ? Il demande à l'Etat d'assumer son incompétence, ces erreurs et sa boulimie financière. Cela nous coûterait, à nous salariés, nos emplois, pour que « Monsieur » continue de se la couler douce sur les rives du Lac Léman côté Suisse, sans même payer d'impôts en France ?

Comment, en ces circonstances, accepter sans ciller les sacrifices que l'ont nous laisse pressentir ?

« Comprendre la nécessité de mesures d'urgence de réduction des coûts... » ne signifie sans doute t-il pas la poursuite de la perte du pouvoir d'achat, des conditions de travail au rabais, des attaques sur l'emploi, tant en qualité qu'en quantité ?

Et cela coûterait à nous, contribuables, l'apurement des dettes de Comareg ?

Et comme tout est envisageable, un repreneur potentiel reprendrait Comareg sans les pertes, avec un nombre de salariés fortement réduit, pourquoi pas « un autre » Hersant puisque la marque « ParuVendu » appartient à GHM ?

En aucun cas, les représentants des salariés ne peuvent émettre un avis favorable. Les salariés ont droit à de réelles perspectives d'avenir et quelques-uns d'entre eux sont venus l'exprimer au dernier CE extraordinaire convoqué le 22 novembre. Un projet élaboré par et avec les salariés visant notamment à ne pas être entièrement dépendant d'un seul client. Nous avons un potentiel industriel et humain et il nous paraît vital que chacun développe ses compétences pour qu'ensemble nous assurions l'avenir d'Hebdoprint.

TORCY,

le 25 novembre 2010

'argent..

 

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Published by Le SNJ de la SNPEI - dans GHM
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